Des inondations ont tué 259 personnes dans la ville sud-africaine de Durban et ses environs.
Des inondations ont tué 259 personnes dans la ville sud-africaine de Durban et ses environs.
Des inondations ont tué 259 personnes dans la ville sud-africaine de Durban et ses environs. ©AFP - Phill Magakoe
Des inondations ont tué 259 personnes dans la ville sud-africaine de Durban et ses environs. ©AFP - Phill Magakoe
Des inondations ont tué 259 personnes dans la ville sud-africaine de Durban et ses environs. ©AFP - Phill Magakoe
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Résumé

Des pluies diluviennes se sont abattues sur l'Est de l'Afrique du Sud, dans la région du Kwazulu-Natal où se situe la ville de Durban. Des routes, des ponts, des maisons, des terrains se sont effondrés, et il y a des centaines de morts.

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Et pendant que nous sommes nombreux à nous réjouir de la météo printanière dans l’hexagone, d’autres, sur la planète, sont en train de vivre des catastrophes, par exemple un typhon aux Philippines, 123 morts au moins, ou ce qui est annoncé comme les pires inondations de l’histoire de l’Afrique du sud, le bilan ne cesse d’augmenter depuis qu’elles ont démarré le week-end dernier, on en est à 306 morts...

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En témoigne l’une des nombreuses vidéos postées par les habitants sur les réseaux sociaux, une route s’est transformée en torrent déchainé et une voiture, avec des gens à l’intérieur, se fait emporter. Des images terribles, il y a aussi des troupeaux de bovins qu’on voit lutter dans le courant, et les gens qui y assistent impuissants et puis les maisons, qui s’effondrent comme un château de carte, avant d’être englouties…

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Témoignage d’un habitant à qui la télé sud-africaine demande, une fois le calme un peu revenu, ce qu’il a perdu :

Tout. Quand je dis tout, c’est vraiment tout, même la maison… on n’a retrouvé que des bouts de cabane, mais tout a disparu

C’est la région de Durban, le Kwazulu-Natal, à l’Est de l’Afrique du sud, qui a été touchée, il y a 3,5 millions d’habitants. Certains vivant dans des quartiers très pauvres, où est allé hier le président Cyril Ramaphosa, face à des familles, des mères en pleurs. "Je vois à quel point c’est grave", dit-il, en langue zoulou, les maisons, les routes, les ponts ont été emportés… Et précisons que ce n’est pas fini, la pluie continue et le risque d’inondations est toujours présent

Que s’est-il passé ?

Réponse avec Philippe Caroff, responsable du centre des cyclones tropicaux de Meteo France, basé à la Réunion :

“En fait on a une dépression en altitude assez creuse, assez marquée qui est venue se positionner sur l'Afrique australe, ce qui fait qu'on a des masses d’air très instables, propices à un développement nuageux de type orageux donc avec un fort potentiel pluvieux qui ont été alimentées dans les basses couches de l’atmosphère, par de l’air chaud et très humide ramené dans un flux d’Est-Nord Est depuis le centre sud du canal du Mozambique. Et on peut dire que la rencontre de ces deux phénomène a pris un caractère explosif ! ”

Avec plus de 500 mm d’eau depuis lundi, 569mm, une quantité astronomique !

"C’est énorme ! Pour vous donner une idée, ce qu’il pleut en une année à Paris c’est environ 600, 700 mm par an", affirme Philippe Caroff.

Est-ce un effet du réchauffement climatique ?

Et comme il avait plu les jours précédents les inondations, les sols étaient déjà gorgés d’eau, ce qui a bien sûr aggravé la situation. Exceptionnelle, mais déjà vécue à une moindre échelle, en 2019, il y avait eu 70 morts. Question donc qui se pose à chaque fois : doit-on y voir un lien avec le changement climatique ? Réponse avec Philippe Caroff :

“C’est toujours la question à 100 balles ! Ce que l’on sait avec le réchauffement climatique, c’est qu’on va avoir une tendance à l’accroissement de la fréquence ou de la récurrence de ces phénomènes qu’on dit à l'heure actuelle exceptionnels mais qui prendront un caractère peut être moins exceptionnel dans 50 ans ou 100 ans. Mais c’est très difficile d’en établir la preuve absolue”

Dans tous les cas et vu les dégâts, cet événement rappelle ce qu’affirmait le GIEC fin février dans l'un de ses rapports : la nécessité absolue de s’adapter. Mais vous vous souvenez c’était passé complètement sous les radars…