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C'est la fusée la plus puissante du monde, mais elle n'a pas encore décollé de Terre, en raison de problèmes techniques, et de la météo. La mission Artemis a pour but d'aller sur la Lune, 50 ans après le dernier vol Apollo, mais avant d'emmener des astronautes, il faut qu'elle fasse ses preuves !

Revenons sur LA série américaine de la fin de l’été, une série à gros budget : On parle bien sûr d'Artémis.

Le programme spatial Artémis, prêt au départ, est censé ouvrir la voie de la Terre à la Lune, à Mars, et encore au-delà… Malheureusement, le 29 août dernier, date de décollage prévu de la fusée au centre spatial Kennedy en Floride, le tir a dû être annulé. En cause, un problème technique sur l’un des moteurs, à la grande déception des milliers de personnes venues voir le spectacle. Thomas Pesquet aussi était de la partie, ébloui par la fusée SLS blanche et orange, 98m de haut.

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La puissance de cet engin est folle. C’est comme 30 A380 à pleine puissance. C’est quelque chose de surhumain.

Malgré l’annulation, le patron de la Nasa, Bill Nelson, reste cool et a bon espoir pour ce premier vol test : “ Oh vous savez, ça fait partie du jeu dans le spatial, et particulièrement d’un vol test. On ne décolle pas tant que tout n’est pas ok. Ils vont réparer, et puis on va s’envoler”

2ème essai le 3 septembre dernier, mais là encore… Nouvelle annulation à cause d’une fuite d’hydrogène… On est donc bien loin de notre bande-annonce américaine de winner, mais le rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace, qui était sur place, n’y voit pas du tout un flop.

C’est une fusée qui est nouvelle, c’est la première fois qu’ils lancent cette machine qui est gigantesque. Ils manipulent quelque chose de nouveau et de compliqué et donc il y a des choses à apprendre. Ce sont des nouvelles équipes d’ingénieurs et ils sont aussi en phase d’apprentissage. On est déçu, mais ça fait partie du jeu”

Où en est-on aujourd’hui ? La Nasa doit communiquer aujourd’hui (26 septembre) pour voir si elle conserve ou non la prochaine fenêtre de tir, ce dimanche 2 octobre. Pas pour des problèmes techniques cette fois, qui semblent être résolus, mais à cause de la météo. Manque de bol, un cyclone de force 4 arrive et il est impensable de risquer une fusée à 4 milliards de dollars.

La fusée la plus puissante du monde est faite pour voler, elle ne peut pas supporter des vents à plus de 134 km/h. Alors passera-t-elle entre les gouttes d’ici dimanche ? Sinon il faudra la rentrer au garage, ce qui là aussi peut poser des problèmes. En effet, pendant que la méga fusée roule vers le hangar, elle subit des vibrations et on ne peut pas les lui faire subir trop de fois. Ils essayent alors d’éviter un retour au hangar pour des raisons techniques et ils s’accrochent au 2 octobre. Pour Philippe Henarejos, rédac chef de ciel et espace, la date devrait encore être reportée. Il est tout de même sûr que le décollage aura bien lieu avant la fin de l’année 2022.

La Nasa ne doit pas se planter et de toute façon, il vaut mieux du retard (et un peu d’humilité) qu’un échec, au prix que ça coûterait, y compris pour la réputation.

L'équipe

Camille Crosnier
Production
Joachim Taieb
Stagiaire