Le premier sommet international sur les océans s'ouvre à Brest entre le 9 et 11 février 2022.
Le premier sommet international sur les océans s'ouvre à Brest entre le 9 et 11 février 2022. ©Getty - Anneliz Lambert / EyeEm
Le premier sommet international sur les océans s'ouvre à Brest entre le 9 et 11 février 2022. ©Getty - Anneliz Lambert / EyeEm
Le premier sommet international sur les océans s'ouvre à Brest entre le 9 et 11 février 2022. ©Getty - Anneliz Lambert / EyeEm
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Alors que le premier sommet international sur les océans s'ouvre à Brest, certains dénoncent une imposture qui n'aboutira à rien, pendant que d'autres croient à une dynamique concrète et prometteuse.

Un sommet inédit

Annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre dernier à Marseille, le "One Ocean Summit" s’est ouvert aujourd’hui à Brest pour "agir face aux menaces".

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Depuis ce matin, environ 400 participants sur place, des interventions en visioconférence et une vingtaine de chefs d’Etat ou de gouvernement attendus pour clôturer le sommet vendredi. Olivier Poivre d’Arvor, représentant du sommet affirme :

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L’objectif est de réparer l’océan.

Pour rappel, les océans recouvrent 71% de la planète, produisent la moitié de l’oxygène que l’on respire et, tout en capturant du CO2, ils contribuent à nous nourrir et nous soigner, entre autres. Et ce, sans parler de la biodiversité qu'ils abritent.

Une imposture océanique

Thibault Josse, coordinateur de l’association Pleine mer, dénonce

C'est du foutage de gueule.

Différentes organisations qui se battent contre la surpêche, ont organisé un contre-sommet le week-end dernier et appellent à manifester ce vendredi à Brest pour dénoncer un événement qui ne ferait selon eux rien de plus que des ronds dans l’eau, particulièrement à l’approche de l’élection présidentielle.

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“En termes de changement concrets, on sait que l’on n'aura rien du tout. […] Ce n’est plus le moment de discuter, c’est le moment d’agir”, insiste Thibault Josse.

La journaliste Catherine Le Gall, présente au sommet, parle d’"Imposture océanique", titre de son livre paru aux éditions La Découverte, et qui, selon elle va d’ailleurs bien au-delà de ce sommet international :

“Les moyens proposés questionnent : est-ce qu'on peut développer des industries telles que le tourisme ou le transport maritime ? Aujourd’hui, la mer est devenue le nouvel eldorado des industries et constitue de véritables potentiel et levier économiques."

On ne va pas pouvoir protéger et exploiter en même temps, c’est ça l’imposture.

Cette démarche est présentée comme une dynamique inédite mais elle suscite le scepticisme d’une partie des experts, d’autant que certains sujets clés comme la surpêche ou les pollutions terrestres n’y seront pas abordés.

"80% de la pollution en mer vient de la terre", rappelle Catherine Le Gall