Capture écran de "Pennissimo"
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Capture écran de "Pennissimo" - Arte
Capture écran de "Pennissimo" - Arte
Capture écran de "Pennissimo" - Arte
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Ce soir à 22h55, Arte diffuse un documentaire consacré au pénis. Vénéré par de nombreuses civilisations anciennes, il est aujourd'hui au centre de nombreuses discussions autour de la masculinité.

Dans ce documentaire sont filmés des pénis, des chibres, des queues, des bites, des zizis, des braquemarts, des zgegs. Bref, des sexes masculins de toutes les tailles et de toutes les couleurs. En érection ou non. Mais il n’y a pas que ça, bien évidemment.

En réalité, ce film s’intéresse moins au pénis qu’à son symbole. À ce qu’il dit de nos sociétés qui sont tenues par les hommes. Et à la manière dont cette domination se traduit par une omniprésence du phallus dans nos cultures… Nos civilisations ont toujours été fascinées par les gros pénis en érection.

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À la fameuse question « Est-ce que la taille, ça compte ? », l’Histoire et la culture nous répondent un grand « oui ». Le film prend pour exemple Priape, dieu grec de la fécondité qui est toujours représenté avec un immense pénis. Et même quand on regarde autour de nous, de l’Obélisque de Louxor aux Menhirs bretons, les phallus sont partout.

Ce que ces représentations cherchent à nous faire comprendre, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir un grand pénis, il faut aussi qu’il soit bien dressé, en érection, pointé vers le ciel comme un signe de toute puissance.

D’ailleurs, le mystère de l’érection a longtemps obsédé l’humanité. Saviez-vous que c’était Léonard de Vinci qui avait été le premier à comprendre qu’elle venait de l’afflux sanguin vers le sexe.

Les problèmes d’érection, eux, nous obsèdent toujours.Mais soyez rassurés messieurs, même Zeus était concerné. D’ailleurs, c’est dingue que pour parler de problème d’érection, on utilise le terme « impuissance ». Le lien entre phallus et pouvoir n’est décidément plus à prouver.

53 min

Que dit ce documentaire sur la masculinité ?

Qu’elle est encore aujourd’hui très stéréotypée et qu’elle se construit toujours autour de cette obsession phallique. Mais je déplore que le film n’aille pas plus loin sur ce sujet. À une époque où le genre est sans cesse questionné, on ne se demande pas si le fait d’avoir un pénis nous définit. Est-ce qu’un homme doit forcément en être équipé ? Pas sûr.

La réalisatrice Gabriele Schweiger évite toutes les questions polémiques autour de la masculinité. Dommage. Elle a choisi de nous raconter une histoire formidable du pénis. J’aurais aussi aimé qu’elle dresse un manuel politique du zizi.

► " Penissimo", c’est le nom du documentaire. À voir ce soir à 22h55 sur Arte. Et quand on le souhaite sur Arte.tv.