Affiche de la série "Le Serpent" de Richard Warlow, Toby Finlay avec Tahar Rahim, Jenna Coleman, Billy Howle...
Affiche de la série "Le Serpent" de Richard Warlow, Toby Finlay avec Tahar Rahim, Jenna Coleman, Billy Howle...
Affiche de la série "Le Serpent" de Richard Warlow, Toby Finlay avec Tahar Rahim, Jenna Coleman, Billy Howle... - Netflix
Affiche de la série "Le Serpent" de Richard Warlow, Toby Finlay avec Tahar Rahim, Jenna Coleman, Billy Howle... - Netflix
Affiche de la série "Le Serpent" de Richard Warlow, Toby Finlay avec Tahar Rahim, Jenna Coleman, Billy Howle... - Netflix
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Résumé

"Le Serpent" est disponible sur Netflix depuis dix jours et elle divise critiques et spectateurs. Notre chroniqueur Redwane Telha a vu cette mini-série et il est... partagé.

avec :

Tahar Rahim (acteur).

En savoir plus

Il y a une partie de moi qui l'adore et une autre qui la trouve incroyablement nulle.

Du coup, ce matin, je vous propose qu’on fasse la liste des choses qui m’ont plu et déplu dans Le Serpent. Selon vos goûts, ça vous aidera peut-être à savoir s’il faut la voir ou non.

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Le Serpent est tiré d’une histoire vraie. Celle de Charles Sobrhaj, un tueur en série français qui dans les années 70 aurait assassiné 18 personnes en Asie.

Ses cibles : de jeunes touristes occidentaux – souvent bien nés –venus en Inde, en Thaïlande ou au Népal en quête de paix intérieur.

Dans la série, Charles Sobrhaj les séduit en se montrant amical et avenant. Une figure rassurante, presque paternelle pour ces jeunes loin de leurs pays et de leurs proches. Une fois qu’il a leur confiance, il les empoisonne, leur vole passeport et argent et les tue.

Ce personnage à la fois attirant et terrifiant est le point fort de cette série

Incarné par un Tahar Rahim qui crève l’écran. Il prouve une fois de plus qu’il est un géant.

Je vous dis tout cela alors que j’ai eu beaucoup de mal avec ce personnage au départ. Parce que j’ai été gêné par ce qu’il me semblait être de la fascination morbide pour Sobrhaj.

Il est beau gosse, ultra charismatique, il a un certain panache… Devant notre écran, on a envie de le suivre et de tout lui pardonner. Et c’est assez problématique parce qu’on parle là d’un meurtrier.

Mais c’est en ça que ce personnage est réussi. Parce qu’il arrive à nous séduire tout comme il séduit ses proies. On est complètement sous son emprise. Et il arrive presque à nous persuader qu’il fait ça pour le bien commun. Un vrai manipulateur.

Malheureusement, les autres personnages ne sont pas au niveau

10 min

On ne croit pas en ces victimes toujours trop naïves ou en ces complices sans âme. Ils ne sont que de grossiers faire-valoir. Et le casting ne leur rend pas honneur. Mais je ne veux pas blâmer les acteurs. C’est dur d’apporter de la chair à des personnages aussi fades.

Autre point négatif : les dialogues. Trop lents, trop superficiels. On n’y croit absolument pas. Il y a des énormités parfois… Comme ce moment où ce couple francophone échange soudainement en anglais… Comme si ça nous arrivait, dans la vraie vie, avec nos conjoins. C’est grotesque.

Et ça ne s’arrête pas au dialogue. L’écriture de cette série est tordue. C’est fouillis. On s’y perd. C’est toujours compliqué de construire un biopic mais là, on atteint un sommet.

Mais malgré tous ces défauts, cette série a ce « je ne sais quoi » qui me séduit. C’est sans doute lié à l’ambiance. Les années 70, la couleur, l’esthétique, les tenues… Ce côté rétro est très maitrisé et je crois que c’est ce qui me plait.

Bref, si vous aimez les polos colorés de Mad Men, les serial killers charismatiques et Tahar Rahim, cette série est faite pour vous. Et si vous êtes un téléspectateur rigoureux, passez votre chemin. 

« Le Serpent », à découvrir sur Netflix.

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