vidéo
Fran Lebowitz filmée par son ami "Marty". "Pretend it's a city", de Martin Scorsese, à voir sur Netflix. - Netflix
Publicité
Résumé

Elle n'a pas publié de livre depuis des décennies. Mais c'est surtout pour son franc-parler et son humour caustique que Fran Lebowitz est célèbre aux États-Unis. Son ami Martin Scorsese brosse le portrait de cette écrivaine purement new-yorkaise dans une savoureuse série documentaire. Plus Fran râle, plus on l'adore !

En savoir plus

Comment le portrait d’une écrivaine dont je n’ai rien lu, dont je n’avais jamais entendu parler, a-t-il pu autant me captiver ? Dans une série documentaire intitulée Si c'était une ville, Martin Scorsese filme son amie Fran Lebowitz : une femme de 70 ans, qui a écrit quelques livres il y a longtemps (jamais traduits en français) mais qui est surtout célèbre, aux États-Unis, pour sa gouaille et son franc-parler. Et il y a de quoi : Fran est exceptionnelle. Elle râle. Elle se plaint de tout et de tout le monde, mais avec beaucoup d’esprit et un sens de la formule hors du commun. Et son premier fan, c’est Martin Scorsese. Quand elle parle, il s’étouffe de rire. A vrai dire, ce pourrait être la meilleure raison de regarder cette série documentaire. Voici ce qu’on a pu lire récemment dans le New Yorker : 

Y a-t-il un spectacle plus délicieux que Martin Scorsese appréciant la compagnie de quelqu’un ? 

Publicité

Pourquoi ce titre, si c’était une ville ? Parce que Fran Lebowitz est une inconditionnelle de New-York. Mais aussi parce qu’elle est atterrée par le comportement des gens, dans la rue, ceux qui empêchent les autres de passer sur un trottoir, par exemple, elle a envie de leur hurler : faites comme si c’était une ville, comme s’il y avait d’autres gens autour de vous ! Le titre original est : Pretend it’s a city, "faites comme si c’était une ville" ! 

Des santiags et des digressions

Ses entretiens avec Scorsese, souvent devant un public sous le charme, sont entrecoupés de déambulations dans la Grosse Pomme. Elle en impose, avec son look : un jean, une paire de santiags, une chemise et une veste d’homme. Et même sans connaitre New-York, on est fasciné par sa façon de décrire la ville. Ou plutôt de pester contre elle, de s’en plaindre. Parce que c’est vraiment ça, le plus spectaculaire, chez Fran Lebowitz : sa capacité à être délicieusement odieuse.  

Au fil des épisodes, elle parle d’urbanisme, des prix de l’immobilier, d’échec scolaire, de ce que signifie avoir du talent, de jazz, de basket ball (qu’elle déteste), de yoga (qu’elle honnit), des nouvelles technologies (je vous laisse deviner…), ou encore de littérature (les livres, en revanche, sont toute sa vie). Beaucoup de ses aphorismes font mouche, comme celui-ci :

Réfléchissez avant de parler. Ouvrez un livre avant de réfléchir.

Mais à vrai dire, elle pourrait bien causer de n’importe quoi, on l’écouterait encore. Parce que cette femme a un talent rare : celui de la répartie. Ses digressions retombent toujours sur leurs pattes. Son talent, c’est de parler. Oui, elle est snob, agaçante et mauvaise foi. Oui, elle lève bien trop les yeux au ciel. Mais sa répartie vaut de l’or. Tout comme le rire de Martin Scorsese.  

Fran Lebowitz. Si c’était une ville : sept épisodes de 30 minutes, à voir sur Netflix pour les abonnés.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Références

L'équipe

Dorothée Barba
Dorothée Barba
Dorothée Barba
Production
Dorothée Barba
Dorothée Barba