Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. Ici capture écran du documentaire "Tuer l'indien au cœur de l'enfant" de Gwenlaouen Le Gouil
Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. Ici capture écran du documentaire "Tuer l'indien au cœur de l'enfant" de Gwenlaouen Le Gouil
Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. Ici capture écran du documentaire "Tuer l'indien au cœur de l'enfant" de Gwenlaouen Le Gouil - Arte
Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. Ici capture écran du documentaire "Tuer l'indien au cœur de l'enfant" de Gwenlaouen Le Gouil - Arte
Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. Ici capture écran du documentaire "Tuer l'indien au cœur de l'enfant" de Gwenlaouen Le Gouil - Arte
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Résumé

Jusqu’en 1996, le gouvernement canadien a tenté d’évangéliser de force les populations autochtones en enfermant leurs enfants dans des pensionnats. C’est le sujet d’un documentaire diffusé ce soir à 22h15 sur Arte.

En savoir plus

Superbe travail de Gwenlaouen Le Gouil sur cette partie méconnue de l’histoire du Canada. Durant des décennies, 150 000 enfants sont passés dans ces « écoles » où on leur apprenait à ne plus être amérindiens. 

Tout ce qui faisait partie de leur identité était jeté à la poubelle. Leur culture, leur religion, leur langue et même leurs tenues et leurs coiffures. Tout devait être oublié. Ils devaient correspondre à l’image que l’on se faisait du « parfait petit Canadien ». Une volonté politique d’assimilation de ces populations autochtones.

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Et comme vous pouvez l’imaginer, tout cela s’est fait dans une extrême violence.

Le documentaire qui passera ce soir va à la rencontre des victimes de ces pensionnats. Je préfère prévenir les plus fragiles, les témoignages sont extrêmement difficiles à entendre.

Ces enfants ont subi tout un tas de sévices dans l’indifférence collective

Les viols étaient courants. Un témoin raconte qu’un prêtre d’un de ces centres courait et se fouettait pour chercher l’absolution après chacun de ses viols. Et il rajoute que malheureusement, on le voyait souvent courir. 

D’autres parlent de techniques de torture employées par le corps enseignant pour les faire céder. Pour – comme c’est si bien dit dans le titre du film – tuer l’indien qui est en eux.

54 min

Dans le documentaire, un homme amérindien se souvient du jeune enfant qu’il a été et qui a dû prendre place, un jour, sur une chaise électrique.

On estime qu’il y a 4 000 enfants qui ont perdu la vie dans ces pensionnats.

Et au-delà de ces morts, ce sont des générations entières d’autochtones qui ont été dévastées par cette politique.

Certains ont sombré dans la drogue, d’autres dans l’alcool

Le documentaire nous emmène à Thunder Bay, au cœur de l’Ontario. Une ville où des victimes de ces centres s’échouent pour sombrer dans la toxicomanie.

Dans ces rues où le taux de criminalité est au plus haut, on voit aussi de jeunes amérindiens qui n’ont jamais été victimes de cette éducation et qui en portent pourtant les stigmates. 

Comme s’ils portaient le traumatisme de leurs ainés en héritage. La colonisation a marqué les corps. Elle marque aussi les esprits sur des générations.

Pour cette raison, « Tuer l’indien : dans le cœur de l’enfant » est un film immanquable. À voir ce soir à 22h15 sur Arte.

Références

L'équipe

Redwane Telha
Production
Redwane Telha
Chronique