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Résumé

Un camp d'été dans l'Orne pour développer un projet agricole ou trouver un repreneur et les cahiers de la ruralité du magazine Village

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Avant-dernier rendez-vous de la saison avec une halte dans l’Orne, département qui accueille le jeu des 1000 euros cette semaine et ensuite un point de vue plus large sur l’essor du tourisme et son impact sur les économies rurales développé dans les cahiers de la ruralité du dernier magazine Village. Dans l’Orne nous nous rendons dans une ferme bio qui s’interroge sur son avenir comme beaucoup d’autres et s’inquiète du manque de candidats à l’installation et à la reprise de ces fermes.

Une illustration de la petite agriculture qui se répand dans de nombreux départements. Dans l’Orne, Nicolas nous guide vers Lila qui vient de créer sa chèvrerie à Saint-Ellier les Bois. Le parti pris par Lila est de produire du fromage de chèvre en épargnant les chevreaux. Son choix tient à sa passion pour les animaux, c’est pourquoi elle pratique, chose rare, la lactation continue afin de réduire considérablement le nombre des naissances. Le faible nombre de chevreaux rend possible de les proposer à l’adoption et de leur épargner l’abattoir, ce qui est systématiquement réalisé dans les élevages. Pour garantir cette adoption par les particuliers, Lila se rend sur place afin de connaître les lieux d’accueil et les propriétaires. Cette démarche implique beaucoup de concessions dont une réduction de la production de fromages et donc une rémunération de départ très modeste. Notre jeune éleveuse suit scrupuleusement les principes de l’agriculture bio soit une alimentation des animaux issue de la ferme ou de productions locales et un cadre de vie réglementé. Par ailleurs la fromagerie fonctionne à l’énergie solaire et elle communique par un site internet hébergé par un serveur en France et alimenté lui-même en énergie renouvelable. Proche de Carrouges, la chèvrerie s’étend sur 5 hectares et elle comporte un laboratoire de transformation et un espace vente. La production est en moyenne de 20 000 fromages par an. Si vous vous rendez sur place, vous avez de fortes chances de croiser Cracotte, Spéculos, Licorne ou Frimousse (nom de quelques-unes des biquettes).

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Je relais le message de Laure. Laure fut une de nos correspondantes depuis la Drôme où elle a créé son activité aux côtés de Jonathan à savoir une manufacture de sacoches pour vélo 100% Made in France. Un premier nom avait été choisi qui hélas ne peut pas être déposé. « La sacoche Hirondelle », nom choisi, est déjà enregistré. Une erreur de jeunesse que le duo souhaite réparer très rapidement en vous sollicitant. Donc Laure lance un appel à idées qui consiste à soumettre un nouveau nom à ces sacoches artisanales et originales. Il doit s’agir d’un nom facilement prononçable et mémorisable, qui évoque le voyage mais aussi la mobilité urbaine et il doit être lié à la France (la sacoche Ushuaia est déconseillée). Pour rappel, après la présentation dans les Carnets de campagne de leurs produits, leur site Internet avait littéralement explosé sous le poids des visites. Un petit jeu collectif qui vous permettra peut-être de remporter une sacoche. Je m’interdis d’y jouer bien sûr.

Références

L'équipe

Philippe Bertrand
Philippe Bertrand
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