Carnets de campagne du mardi 01 février 2022

France Inter
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Energ’Y citoyennes, entreprise solidaire de la métropole de Grenoble Champerché et les fermes en bioponie pour nourrir les villes

Décidément les initiatives en faveur de production d’énergies renouvelables sont légion dans le département de l’Isère. En 2016 nous avions rendu visite aux créateurs de la société agrée ESUS, entreprise solidaire d’utilité sociale, Energ’Y Citoyennes qui prévoyait de déployer le photovoltaïque depuis la métropole grenobloise. 5 ans plus tard, l’ entreprise a obtenu l’approbation de 14 villes de la métropole et elle exploite 20 centrales solaires et 4 réseaux de chaleur bois. Nous appelons Fabienne de suite. 

Dans un deuxième temps, nous serons en Ile de France avec Antoine co-créateur de Champerché qui conçoit et exploite des fermes urbaines en bioponie. Définition à venir tout à l’heure.

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Cela faisait un moment que nous n’avions pas eu de nouvelles de producteurs de spiruline en France. Appelée dans des temps anciens algue bleue, cette micro-algue est connue pour ses qualités nutritionnelles. Jeanne dénonce dans un courrier Vincent qui, depuis SpiruLib sa ferme d’Eyzin-Pinet en Isère, est membre de la fédération des spiruliniers de France. Crée en 2009 par une trentaine de pionniers, cette fédération est un réseau de producteurs et de productrices solidaires partageant les mêmes valeurs : l’entraide et le respect du vivant et d l’environnement. Volontairement portée vers la création d’une filière, la fédération travaille à l’amélioration des connaissances sur la spiruline et à sa valorisation par des labels. Elle offre des conseils et des formations à ceux qui souhaitent se lancer dans cette production. Ses programmes sont financés par l’Union Européenne dont la création d’un guide des bonnes pratiques d’hygiène pour la production de spiruline et le développement d’une marque collective certifiée. Pour en revenir à Vincent, ce producteur, qui n’envisageait pas à l’origine cette voie professionnelle, doit la découverte de la micro-algue nourricière à un voyage en Mauritanie. Convaincu de ses bienfaits, il va suivre une formation au CFPPA, (centre de formation professionnelle et de promotion agricole) de Hyères, avant de repartir en Afrique pour développer cette culture. De retour en France, il s’installera sur le site de production isérois. Sur sa page Facebook, il ne cache pas son désarroi face à la crise : « il faut se rendre compte que nous les petits producteurs, les très petites entreprises qui fonctionnons essentiellement en vente directe, nous prenons de plein fouet cette situation ». En le citant, nous témoignons de notre solidarité avec ces représentants de la culture paysanne. 

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