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Dans le Tarn, fil rouge de la semaine, il est un lieu-dit dont le nom permet d’envisager toutes les activités possibles : la Crouzié.

Nous sommes proches de la commune de Tanus à la limite de l’Aveyron. La Crouzié est une ferme qui se positionne à la croisée des chemins et des activités culturelles, artisanales et sociales. Le renouveau du lieu est le fait de notre premier invité qui, après avoir beaucoup voyagé, a posé ses valises dans ce bout du monde. 

Nous vous conterons ensuite l’histoire extraordinaire vécue par Claire Pérez. D’un engagement contre la mal-bouffe, Claire a inventé un nouveau type de commerce local qui se développe de façon inattendue, preuve qu’il correspond à un réel besoin. Il s’agit du producteur local

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Comme nous sommes avec le département du Tarn au centre de la grande région d’Occitanie. C’est depuis cette région que Jules nous avait écrit au nom de l’entreprise TerrOïko. Créée en 2012 par deux docteurs en écologie, cette entreprise est spécialisée dans l’application des nouvelles technologies aux problématiques écologiques. Sa première innovation a été SimOïko, une plateforme de simulation de la biodiversité qui interroge l’impact des activités humaines et des installations d’infrastructures sur l’environnement. Exemple ce simulateur a permis à la société d’identifier à la demande de SNCF Réseau les endroits les plus exposés au risque de collision entre les trains et les grands gibiers en Nouvelle Aquitaine. Elle s’était engagée également dans un projet négocié avec des éleveurs d’un système d’enclos connecté pour protéger les troupeaux des loups, sujet à fortes turbulences. Selon nos dernières recherches, le projet en resté à une étape test. 

Et puis dans le Tarn toujours, François nous invite à parler d’une dame centenaire qui se porte toujours au secours des jeunes : l’association des Pupilles de l’Enseignement Public. La vieille dame entre dans sa 107ème année puisqu’elle fut créée en 1915 pour venir en aide aux 300 000 orphelins de la première guerre mondiale. La PEP81 intervient auprès des parents et des jeunes. Pour ces derniers, cela concerne des temps d’activités périscolaires accessibles à tous dont les enfants handicapés, de l’éducation artistique et culturelle qui mélange les élèves des milieux spécialisés et ceux des milieux ordinaires, de l’action sociale comme la conciergerie solidaire à Aussillon ou du volontariat en service civique pour favoriser une remobilisation scolaire. 

Pour changer de lieu et de sujet, nous avons reçu le courrier de Sébastien, designer et créateur de mobilier à Nantes. Le parcours de notre correspondant est riche d’expériences, d’enseignement et de création. Avant d’enseigner à Sup de pub à Lyon, Sébastien a été récompensé d’un prix de l’audace pour la tente de survie qu’il a conçu le pour le peloton de gendarmerie de Haute-Montagne à Chamonix en 2012 avant de rejoindre un grand groupe industriel. Vice-président de l’alliance française des designers, il a obtenu en 2020 un CAP d’ébénisterie, ce qui lui a ouvert une nouvelle voie de création. C’est en quelque sorte le résultat d’une prise de position sur les impacts de nos consommations et modes de vie sur l’environnement et notre portefeuille. Sébastien a donc créé The Minimum dont le slogan est « moins c’est plus, mais le minimum c’est mieux ». Inspiré par la lecture des choses de Perec et de la société de consommation de Baudrillard, notre designer ébéniste déconstruit les meubles de famille qui sont souvent destinés à la benne pour reconstruire un autre meuble. Les vieux bois s’additionnent les uns aux autres pour donner un nouvel esprit à une matière qui reste imprégnée d’une mémoire. « L’idée, écrit-il encore, est de travailler sur la transmission des meubles de famille au travers de la matière, car les usages, le style et la taille ne sont pas toujours compatibles avec nos logements ». Le résultat vaut le coup d’œil sur le site 

L'équipe

Philippe Bertrand
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Production
Philippe Bertrand
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