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Résumé

Un programme pédagogique d’éveil à l’alimentation en Auvergne-Rhône-Alpes et des innovations au service de mobilité à la SNCF

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L’alimentation est l’affaire de tous. De bons produits sans ruiner son portefeuille et encore moins sa santé. Comme c’est l’affaire de tous, il était impératif de mettre les futurs consommateurs et peut-être aussi producteurs dans la boucle. Ainsi est né Le Réseau Marguerite, un programme pédagogique d’éveil à l’alimentation qui circule dans les collèges et lycées d’Auvergne-Rhône-Alpes à commencer par le département de l’Ain où nous sommes cette semaine avec le jeu des 1000 euros. Myriam va détailler ce programme.

Et puis du nouveau du côté des mobilités et déplacements avec un projet baptisé Tech4mobility, soit des innovations dont certaines sont déjà en route et en chemin de fer avec la SNCF. Laurent Eisenman qui dirige ce programme sera notre deuxième invité.

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Je ne vais pas reprendre le proverbe à chaque illustration d’initiatives collectives, seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin, mais force est de constater que la formule colle bien au collectif « Bugey Côté fermes ». Je lis le courrier de Pauline, boulangère du collectif. (Pauline cuit son pain au feu de bois dans son fournil de Champagne en Valromey. C’est le fournil le Belleypi, un beau jeu de mot). Pauline donc nous rappelle le démarrage du projet il y a 21 ans quand des agriculteurs ont ouvert un point de vente à Belley dans l’Ain. 21 ans plus tard, 17 fermes situées dans un rayon de 30 kilomètres ont rejoint le collectif : viandes, produits d’épicerie, fromages et produits laitiers, fruits et légumes. La gamme est complétée par une vingtaine d’autres fermes qui fournissent le point de vente en poissons, champignons, pâtes ou bières. Je poursuis le courrier de notre jeune boulangère : « De la production à la vente, nous faisons tout nous-mêmes et il s’agit bien de vente directe, puisqu’il y a toujours au moins l’un d’entre nous présent sur place. Ce fonctionnement a permis aux structures participantes de se solidifier et nous sommes fiers d’avoir pu créer des emplois, en partie sur nos fermes mais aussi au sein du magasin avec 4 salariés ». Cette année le site change d’adresse pour un gain de place de vente de stockage. La gestion est collégiale et le chiffre d’affaires a décollé. La première année il n’était que de 150 000 euros pour franchir le million, 10 ans plus tard. Enfin plus d’une centaine de personnes travaillent dans les exploitations. Une note importante est ajoutée sur le site du collectif : il est nécessaire de maintenir une agriculture diversifiée, car il est impossible de ne faire que du maïs sur des terres marécageuses avec les risques de pollution de l’eau que cela sous-entend : « il est donc souhaitable de maintenir de petits producteurs et de limiter le développement de grosses fermes en monoproduction ». Comme ça, c’est dit. 

Références

L'équipe

Philippe Bertrand
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