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Nous revenons à Albi ce vendredi à la rencontre d’une jeune entreprise coopérative qui a pris une option de développement du compostage en milieu urbain à grande échelle, dans les quartiers, auprès des cantines et des hôpitaux.

Le nom de la société, Les mains sur terre, exprime le besoin de la part de ses créatrices de redonner vie au sol et à la terre. Nous allons en parler avec Marion, une des 3 associées de la SCOP. 

Nous serons dans l’Aisne ensuite, à Saint Quentin, pour saluer l’espace mobile d’activités, baptisé l’Innovan, et mis en route par le Centre Social du Vermandois

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Le courrier de Guillaume m’a mis en appétit et j’ai voulu en savoir davantage. Guillaume dénonce Vincent, ingénieur agronome qui, accompagné de deux autres ingénieurs et d’une responsable commerciale, ont créé une société par action simplifiée dont le siège est à Bordeaux et qui possède deux bureaux, l’un à Toulouse, l’autre à Paris : Fermes en vie. Symboliquement les fondateurs ont choisi l’acronyme Fève en référence à cette très ancienne légumineuse qui joue le rôle d’engrais vert. L’ambition est très grande et s’inscrit dans la lignée des terres de liens, même si Fève se distingue par sa charte de fonctionnement. Le souhait est de créer « des fermes diversifiées et collaboratives au service de la transition agro-écologique ». La constatation qui précède le démarrage de l’entreprise est bien connue : de très nombreux agriculteurs vont atteindre l’âge de la retraite dans les 10 ans à venir. Vu le prix du foncier pour les candidats à l’installation, la crainte est que les fermes fusionnent donnant encore plus de place à une agriculture industrielle. Donc comme terres de liens, Fermes en vie parcourt le territoire national en quête de fermes à reprendre. La différence repose sur la dimension des exploitations qui varient entre 30 et 150 hectares et sur les conditions d’accès à ce foncier. Les terres acquises sont proposées à la location, mais avec la possibilité pour le locataire d’acheter l’espace de travail après 7 ans de pratiques sur place. D’autre part les candidats peuvent s’installer à plusieurs en prévision d’une ferme de polyculture et d’élevage. La seule condition est de respecter la charte qui impose des moyens et techniques en phase avec une agro-écologie. Ce que l’on peut apprécier dans ce programme, je répète, très ambitieux, est de faire la preuve que cette agriculture ne se résume pas à une petite parcelle entretenue par de doux rêveurs en quête de salades fraiches. Les deux premières fermes acquises, l’une dans les Landes soit une forêt nourricière avec un programme de plantation de 60 000 arbres et la deuxième dans les Deux-Sèvres de 50 hectares avec un élevage bovin, illustrent bien les objectifs de Fermes en vie. 6 autres projets sont à l’étude. Quant au financement, cette la foncière de Fermes vie qui gère l’épargne des particuliers qui investissent sur ce type de programme ou l’investissement des collectivités qui aspirent à l’autonomie alimentaire. 

L'équipe

Philippe Bertrand
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Production
Philippe Bertrand
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