Grand corps malade, Ben Mazue et Gaëlle Faye
Grand corps malade, Ben Mazue et Gaëlle Faye ©Radio France - Marion Guilbaud
Grand corps malade, Ben Mazue et Gaëlle Faye ©Radio France - Marion Guilbaud
Grand corps malade, Ben Mazue et Gaëlle Faye ©Radio France - Marion Guilbaud
Publicité

Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités. Une heure pour faire le tour de l’actualité musicale et plus encore. Quand la musique rencontre les arts, du cinéma à la BD, du théâtre à la littérature. Bienvenue au Club !

Grand corps malade, Gael Faye et Ben Mazué

Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye décident de miser sur l’éphémère afin de produire un objet musical né du désir de croiser leurs rimes et leurs émois. Chacun des trois frères de cœur a eu la superbe intuition de prendre le temps, pour mieux le laisser aux deux autres.

« On a pris le temps », en ouverture de cet essai discographique, raconte avec mélancolie ce désir de maîtriser la course des horloges pour toujours souffler sur les braises de l’inspiration. On y comprend que pour ces trois garçons, le paradis ressemble à une feuille blanche. Cette promesse d’une pause, d’un répit, se révèle aussi pour chacun, un rendez-vous avec lui-même. Dans le cadre idyllique et propice du studio d’enregistrement de La Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence, le trio parie donc pour un allongement des secondes. Avec à leurs côtés, les lumières de deux hommes de l’ombre, Mosimann et Guillaume Poncelet, à la composition et à la réalisation. Ce moment d’introspection collective imposée mais naturelle, ressemble alors à un inventaire, un état des lieux, un état des mieux et des moins bien, à mi-parcours d’une trajectoire artistique enfin balayée par les vents de la reconnaissance et du succès public. Et de se révéler communément traversé par ce même désir vibrant de liberté, de ne répondre à aucun courant saisonnier, d’être chacun à sa façon un contre-exemple parfait de la recette du succès, et donc de vouloir toujours « Tailler la route », titre du deuxième titre de cet album. Derrière ce voyage plumitif, peut-être aussi faut-il lire le récit de trois hommes qui ont franchi un cap, sans s’enfermer pour autant dans une quarantaine

Publicité

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Une dinguerie de projet

Une dinguerie de projet, c’est comme cela que définissent les trois protagonistes de cet Ep sept titres élaboré sans pression. Tout part d’un message envoyé par Grand Corps Malade à Gaël Faye et Ben Mazué pour leur proposer de faire de la musique ensemble. Entouré de Quentin Mosimann et Guillaume Poncelet, fidèles collaborateurs de Grand Corps Malade depuis ses débuts, la joyeuse bande a donné naissance à Éphémère, mini album qui mêle humour et rap conscient.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Six jours, enfermés dans un studio en Provence

Le cadre : six jours dans un studio en Provence pour écrire et enregistrer sept chansons, ça donne un album inspiré, hanté par Benjamin Biolay. Des titres qui parlent d'engagement, mais aussi de déconne entre potes. Le tout immortalisé par un carnet de dessins qui raconte toute cette aventure, des sujets de société, mais aussi des histoires de sèche-linge. Partant sur l’idée de vouloir tout d’abord se faire plaisir, se retrouver une semaine ensemble pour faire de la musique. Le trio est parti s’enfermer dans le studio La Fabrique à quelques kilomètres de Saint Remy de Provence. Ce lieu déjà mythique crée en 2008 sur les ruines d’une ancienne ferme du 19e siècle, est un lieu magique qui a déjà vu passer des artistes aussi prestigieux que Radiohead, Nick Cave, Jacques Higelin ou encore Morrissey. En résulte, Éphémère qui prend aussi une dimension narrative, et même graphique : Frédéric Perrot a tout noté dans un carnet de bord pendant que Charlotte Mo s’est occupée de l’illustration, en résulte un bel objet qui retrace cette aventure musicale et qui accompagne ce mini-album.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Une ambiance de déconne

L’atmosphère pendant cette session d’enregistrement était sur le ton de la franche déconnade. Un bon exemple en date, Rachid, le producteur de Grand Corps Malade depuis ces débuts, a inventé un jeu : « Le blind test des Stars » : il appelait des gens connus en haut-parleur durant les repas et l’objectif était de faire deviner qui était à l’autre bout du fil. Ayant perdu tous les trois aux Victoires de la Musique face à Benjamin Biolay, il imagine également un titre où ils mettent en scène en train de la statuette tant convoitée au chanteur pour ensuite lui rendre, et forcément, ça tourne mal. Éphémère condense ainsi bonne humeur et prise de conscience face à l’époque.

Grand Corps Malade se en tournée :

  • Le 3 novembre à Bruxelles
  • Le 4 novembre à Lille
  • Le 12 novembre à Caen
  • Le 13 novembre à Rennes
  • Le 18 novembre à Montpellier
  • Le 19 novembre à Aix en Provence
  • Le 30 novembre à Troyes
  • Le 20 décembre à Paris Bercy

Ben Mazué sera en tournée :

  • Les 29 & 30 septembre à la salle Pleyel à Paris
  • Le 3 décembre à la Réunion
53 min

Sans oublier la chronique de Marion Guilbaud

Les dossiers SM (Scène Musicale)

9 min

Pour en savoir plus, écoutez l'émission...

À réécouter : Grand Corps Malade
53 min
À réécouter : Grand Corps Malade
8 min