Luv et Stupeflip
Luv et Stupeflip ©Radio France - Alexis Goyer
Luv et Stupeflip ©Radio France - Alexis Goyer
Luv et Stupeflip ©Radio France - Alexis Goyer
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Côté Club, le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités. Une heure pour faire le tour de l’actualité musicale et plus encore. Quand la musique rencontre les arts, du cinéma à la BD, du théâtre à la littérature. Bienvenue au Club !

Stupeflip

Album : Stup forever

C’est les muscles bandés sous son masque que Stupeflip revient aux affaires. L’évidence est encore une fois portée par King-Ju (a.k.a Julien Barthélémy), debout sur ce qu’il reste d’une France et d’un monde en quenouilles : le Stup ne mourra jamais, vous entendez. Stup Forever, c’est d’ailleurs le titre de ce cinquième album à venir qui vient rappeler la puissance millénaire de ce projet porté, fièrement et les yeux rouges depuis 2000, par un homme dont on ne soulignera jamais à quel point il est une exception, au sens propre du terme. En un peu plus de 20 ans, et accompagné de ses acolytes Cadillac et MC Salo, King-Ju aura réussi l’exploit de continuer à danser loin de la meute, toujours fidèle à ceux qui lui auront ouvert la voix. On parle ici d’une joyeuse faune aphone (à force de gueuler) et qui regrouperait Bérurier Noir (pour l’énergie), Bashung, Booba (pour les mots les deux), Jacno (pour la classe), Dupontel (pour rire) Akhenaton (pour le flow tranchant) ou encore les Residents (pour le refus de paraître).

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Déjà 20 ans de carrière pour l’OVNI musical Stupeflip. Même s'il n’aime pas ce terme, Julien Barthelemy a su s’imposer dans le paysage hexagonal grâce à un mélange de hip-hop, de rock et d’une bonne dose d’humour. Un parcours atypique, et un succès immédiat en 2003 avec « Depuis que j’fume plus d'shit », énorme tube sur lequel il a fallu bâtir une carrière. Pas si simple, quand on a mis la barre aussi haute dès le début. Dans cette émission, Julien Barthelemy revient sur ses débuts, mais aussi les compromis qu’il a dû faire pour réussir à mêler son éthique Do It Yourself hérité du punk avec les attentes commerciales.

Étudiant Erasmus à New York

En 1994, Julien Barthelemy, qui n’est pas encore Stupeflip, part faire Erasmus à New York. À l’époque, la nouvelle scène bouillonnante du hip-hop prend un virage musical historique : « Entendre les premiers Wu Tang, Onyx ou encore le hip-hop west coast de Snoop Dogg dans les ghettoblasters en pleine rue, c’était incroyable. Je n’avais quasiment pas d’argent, mais les sept mois que j’y ai passés m’ont profondément marqué. »

54 min

Hurler des paroles incompréhensibles sur une instru de 3 minutes

De retour en France, il a l’idée saugrenue de hurler des paroles incompréhensibles sur une instru de 3 minutes. Le titre s’appelle Stupeflip, son projet, qui va devenir un collectif est lancé. Début 2000, son voisin de palier à Paris qui n’est autre que Stéphane Bodin du groupe Bosco fait tourner la maquette de Julien dans la capitale. Rapidement, le groupe signe sur une major : la machine est lancée.

Ni cynique, ni anarchiste

Souvent taxé d’antisystème et d’anarchiste, Stupeflip s’en défend : « J’ai été voir la définition d’anarchisme, et de ce que j’ai compris c’est vraiment détruire sans reconstruire derrière, alors que moi, je cherche plus à améliorer le système, à le rendre plus humain. Même dans ma musique, j’aime que les choses soient construites. » Stupeflip a su se créer un univers singulier où il mêle toutes les influences qu’il a intégrées depuis son enfance : la BD, les films des années 80 et des influences musicales qui vont de Boby Lapointe à Jacno en passant par Ol’ Dirty Bastard, et même The Residents, le groupe culte d’avant-garde américaine né à la fin des années 60.

Un cinquième album qui revient à l’esprit des débuts

Stup Forever est un cinquième opus inspiré, mais qui ne sera pour l’instant pas accompagné d’une tournée. Un choix assumé par Julien qui déclare avoir été traumatisé par certains concerts qu'il a pu donner : « Pour moi, Stupeflip est destiné aux gens un peu en marge. J’ai toujours fait attention à que ça devienne pas trop gros, pas trop mainstream. Il y a quelques années, j’ai même refusé de faire le Zénith et aussi Bercy. Un esprit punk qu’il cherche à garder. Il y a des concerts que je ne ferai plus : se retrouver devant 20 000 personnes à Châteauroux puis quelques heures plus tard tout seul dans sa chambre d’hôtel, c’est extrêmement déstabilisant et j’ai besoin d’avoir les pieds sur terre. »

À réécouter : Stupeflip
6 min

Luv

EP : They used to call witches

Plus qu’un projet musical, LUV est une seconde chance pour Elodie. Et même une seconde vie. À 40 ans, comme de nombreuses personnes de sa génération, elle ne se sentait pas à sa place. Après une jeunesse d’athlète de haut niveau passée à parcourir les circuits de France et d’Europe au volant de son BMX, Elodie cherche sa place, part en voyage pour quitter un cocon familial fusionnel et tenter d’exister par elle-même. Elle rencontre finalement la musique en même temps que l’amour, à 20 ans, avec un DJ/producteur de techno dans l’univers des free parties. “Ça a été une révélation parce que j'avais toujours voulu faire de la musique, mais je n’avais pas assez confiance en moi. ”Après une période d’observation, elle commence à construire ses premiers morceaux (à 160BPM !) à l’oreille et se lance quelques mois plus tard dans des lives. “C'était étrangement fluide, j'ai commencé à créer, sans avoir aucune notion de musique.”

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Entre un premier EP et un album à venir, Luv a sorti ce second EP They used to call witches... avant l'été.

Le live électro de Luv

25 min

La setlist du live

1 - Titre inconnu (extrait du prochain album de Luv)

2 - Feel it

3 - Mujeres

Sans oublier la chronique de Marion Guilbaud

Pour en savoir plus, écoutez l'émission...

À lire aussi : Côté club