D'où ça sort ? "Les drags"

France Inter
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Après leurs années fast dans les 90's, les drags reviennent dans la lumière. Le drag, d'où ça sort ?

Le terme “drag-queen” n’est pas tout neuf, on trouve trace de premières utilisations XVIIIe siècle pour qualifier les hommes travestis et homosexuels qui laissaient traîner leurs jupes sur le sol. Car figurez-vous que “drag” veut dire laisser traîner. Bon mais même si c’est déjà utilisé au XVIIIe, on ne peut pas dire que ça soit ultra populaire.

C’est dans les années 1990 que le phénomène explose réellement, les drags prennent d’assaut le monde de la nuit mais se font aussi une place sur grand écran.

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En 1995, le film Priscilla folle du désert devient un petit phénomène, on y suit le périple de trois amis drag queen à travers le désert australien. Une comédie enlevée, avec une bande originale géniale mais qui raconte aussi la violence qui accompagne la vie de drag. Un extrait d’une scène qui se passe dans un bar.

En France, les drags vont devenir des icônes de la boîte de nuit, le Queen. Au point de faire de leurs apparitions sur les Champs Elysées de véritables événements touristiques. Avec leurs looks exubérants, leurs immenses talons et des maquillages explosifs, les drag queens inspirent moqueries et fascination.

Mais peu à peu le phénomène va perdre de sa visibilité, le Queen a fermé ses portes en 2018 après avoir perdu de sa superbe. Et s’il va revenir dans la lumière, c’est probablement grâce à une seule personne : RuPaul. Chanteur, acteur, danseur, RuPaul est aussi un drag queen, peut-être même le drag-queen.

En 2009, il lance RuPaul’s Drag Race, une téléréalité qui doit faire émerger la future nouvelle star du drag. Depuis, il y a eu 14 saisons de l’émission, elle est désormais disponible sur Netflix. La France l’a adaptée comme une dizaine d’autres pays.

Un succès mondial qui remet les drags sur le devant de la scène. Pour le sociologue Arnaud Alessandrin, cette appropriation du drag par les jeunes peut-être vue comme “un brouillage du genre”. Le brouillage, un art dont est coutumier Matthieu Noël qui n’hésitera jamais à s’approprier vos meilleures idées pour en faire une chronique matinale, chronique qui financera la construction de l’aile ouest de son château normand.

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