The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner)
The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner)
The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner)   ©Getty - Michael Ochs Archives
The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner) ©Getty - Michael Ochs Archives
The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner) ©Getty - Michael Ochs Archives
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Résumé

Le 19 avril 1971, paraissait "L.A. woman", l’ultime album du groupe américain avec Jim Morrison… Ce sixième disque dans la discographie des Doors sera aussi le chant du cygne de son leader charismatique qui décèdera en juillet de la même année à Paris.

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The Doors (Groupe de rock).

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Malgré une carrière assez brève qui a démarré en 1967 à Los Angeles, le groupe est, parmi tous ceux de la côte ouest des Etats-Unis, le plus représentatif de la vague occidentale de contestation et de désespoir de ces années charnières 68-70.  

The Doors, c'est-à-dire l’organiste Ray Manzarek, le batteur John Densmore, le guitariste Robby Krieger, et le chanteur-leader Jim Morrison, doivent leur réputation à leurs prestations scéniques et en particulier celles de Morrison dont les poses lascives et l’attitude agressive envers le conformisme lui confèreront une image de sex-symbol qui déplaisait fortement aux parents, à la police et à la justice avec lesquels il rencontra de sérieux ennuis. Mais des ennuis qui ont achevé de faire de lui une véritable idole.  

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Au début de l’année 1970, année de l’enregistrement de « L.A. woman », Jim Morrison n’est pas au mieux de sa forme. Il est condamné à une forte amende et à six mois de travaux forcés pour outrage aux bonnes mœurs, une décision dont il fait appel. Il est accablé par les décès récents de ses amis Jimi Hendrix et Janis Joplin, et surtout, il sombre de plus en plus dans la boisson et les drogues. C’est la raison pour laquelle, sur l’album « L.A. woman », la voix de Morrison détériorée par l’alcool donne une profondeur particulière aux compositions. L’enregistrement que le groupe a décidé de financer lui-même et de coproduire avec son ingénieur du son Bruce Botnick, fait de ce disque un album à part dans la discographie des Doors, outre qu’il soit le dernier. Toutes les chansons ont été enregistrées en direct, avec un minimum de retouche. « C’est pour cela qu’il sonne si frais », expliquera par la suite Ray Manzarek.  

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Une des pièces maîtresses de l’album, « L.A. woman », la chanson qui donne son titre à l’album, est un hommage à la ville dans laquelle apparaît un personnage, le mystérieux Mr Mojo Risin’, cité à l’envi par le chanteur vers la fin du morceau. Pour l’anecdote, Mr Mojo Risin’ n’est autre que l’anagramme de Jim Morrison. Je vous laisse le soin de traduire vous-même la signification coquine de ce terme à ne pas mettre dans toutes les oreilles.  

Parmi les dix titres qui constituent l’album, « L’America » est antérieure à l’enregistrement. Datée de 1969, elle a été écrite pour le film « Zabriskie point » de Michelangelo Antonioni mais n’a pas été retenue au montage.  

Autre très belle réussite du disque, « Riders on the storm » est aussi la dernière chanson enregistrée par Morrison. C’est peut-être le morceau qui traduit le mieux l’univers des Doors. Sur un rythme medium, la voix et le piano électrique symbolisent parfaitement cette quête vers l’absolu de ces chevaliers de l’apocalypse.  

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L’atmosphère sombre de cette chanson est d’autant plus réaliste que Jim Morrison décèdera quelques mois plus tard. Juste après la sortie du disque, Jim Morrison s’envolera pour Paris rejoindre sa compagne Pamela Courson. La suite, on la connaît, dans la nuit du 2 au 3 juillet 1971, on le retrouve inanimé dans la baignoire de son appartement parisien, officiellement victime d’une crise cardiaque. Il sera enterré dans la plus grande discrétion au Père Lachaise où les fans du monde entier ne manquent pas de venir régulièrement lui rendre hommage, et ce depuis 50 ans !  

« Love her Madly », toujours extrait de « L.A. woman », est aussi le plus grand succès des Doors en 45-tours.  

The Doors : album « L.A. woman » (1971) (Elektra / Warner)  

Références

L'équipe

Thierry Dupin
Production