Les grands palais de Justice ©Getty - Yann Guichaoua-Photos
Les grands palais de Justice ©Getty - Yann Guichaoua-Photos
Les grands palais de Justice ©Getty - Yann Guichaoua-Photos
Publicité
Résumé

Des attentats, des drames collectifs et des questions de société vont notamment occuper les prétoires au cours des douze prochains mois. Avec, avant tout, la suite du plus long procès de l'histoire judiciaire de France.

En savoir plus

Au procès des attentats du 13 novembre 2015 devant la cour d'assises de Paris, il y a déjà eu quatre mois d'audience, mais il en reste cinq pour finir d'explorer les circonstances dans lesquelles ce projet terroriste a été préparé et mis à exécution, cinq mois pour déterminer la responsabilité de chacun des 14 accusés présents. Avec pour certains des doutes naissant sur leur réelle participation à cette entreprise terroriste. La cour d'assises spécialement composée y répondra fin mai. Vous continuerez de suivre ce procès en intégralité jusqu'à la dernière minute avec les live-tweet et les comptes rendus d'audience de Sophie Parmentier et Charlotte Piret. 

A l'autre bout de ce palais de justice de Paris, mi-février, autre attentat, autre procès 

L'assassinat du Père Hamel dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Les deux auteurs ont été abattus juste après ce massacre. Il y aura trois accusés dans le box, trois hommes dont l'enquête a établi qu'ils étaient informés des intentions terroristes des deux jeunes radicalisés, mais pas forcément précisément de leur passage à l'acte ce 26 juillet 2016. 

Publicité

C'était douze jours après l'attentat de Nice, 86 morts et plus de 400 blessés sur la promenade des Anglais. L'auteur lui aussi abattu sur place. La cour d'assises spécialement composée de Paris jugera là aussi sept hommes et une femme essentiellement impliqués dans la fourniture des armes de l'assaillant, mais qui affirment qu'ils n'étaient pas au courant de ses intentions terroristes. Leur procès débutera le 5 septembre. 

D'autres drames collectifs arrivent devant les tribunaux cette année.

A commencer par le déraillement d'un Intercité à Brétigny-sur-Orge en juillet 2013. Une éclisse défectueuse entre deux rails, un convoi lancé à 137 kmh en pleine gare, sept morts et des dizaines de blessés. Sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel d’Évry au printemps, il y aura le gestionnaire d'entretien des voies de la SNCF et le dernier cheminot qui avait inspecté cet aiguillage. Ils comparaissent pour homicide involontaire par négligence tandis que certaines victimes estiment que tant de négligence aurait dû relever du sabotage. Il y aura deux mois d'audience. 

Et puis en février, ce sera le grand procès des plates-formes de livraison et de l'uberisation du travail. Deliveroo comparait pour travail dissimulé avec, derrière cette qualification, la question du statut des livreurs embauchés en tant qu'indépendants pour en fait tenir le poste d'un salarié. 

Et puis cette année sera lancé le projet d’Éric Dupond Moretti de filmer les procès.

Ce projet ne concerne pas tant les procès médiatiques que la justice du quotidien. Avec des règles de tournage et de diffusion très strictes qui ne permettront pas de découvrir toute la réalité d'une audience mais qui contiendront une dimension pédagogique intéressante pour qui n'a jamais mis les pieds dans un tribunal. Néanmoins, si vous voulez vraiment comprendre comment la justice travaille, rendez vous dans un tribunal ou une cour d'appel. La plupart des audiences sont publiques. Vous trouverez un agenda des grands procès sur le site de la presse judiciaire mais dans les grandes villes, vous pouvez également vous y rendre au hasard et ainsi vous faire votre propre opinion sur cette justice si souvent, trop souvent critiquée.

Références

L'équipe