Ada Hegerberg en 2020 ©AFP - JEFF PACHOUD
Ada Hegerberg en 2020 ©AFP - JEFF PACHOUD
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Résumé

A la faveur de la crise Covid, les sportifs n'hésitent plus à monter au créneau pour défendre leur discipline ou leurs intérêts.

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Dimanche soir le match Olympique Lyonnais - Paris St Germain décidera de l'attribution du titre de champion de France en D1 féminine de football. Les lyonnaises pourraient perdre un trophée qu'elles détiennent sans interruption depuis 2007. Mais l'essentiel n'est pas là. 

L'évènement de cette fin de saison c'est la révolte des joueuses

Contre un projet. Celui de la Fédération et de nombreux clubs de réduire le nombre d'équipes de D1 de 12 à 10. 2 équipes de 1ère division descendent en 2e à la fin de la saison. Mais puisque le championnat de D2 n'est pas allé à son terme, aucune équipe ne monte. Résultat un championnat réduit à 10. 

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L'info sort le 6 mai. Première à réagir dans la soirée Ada Hegerberg, joueuse norvégienne de Lyon, ballon d'or 2018. 

Elle écrit : "c'est une honte. La Coupe du Monde en France n'était qu'une illusion. Autant faire un petit tournoi un week-end de mai prochain si on dérange la fédération". Plus intéressante car collective, la deuxième lame il y a deux semaines. 

Tribune dans le journal l'Equipe signée par toutes les capitaines de D1 et D2. Elle commence par ces mots : "Nous n'avons pas atteint le haut niveau pour nous faire la passe à dix". 

Après un tel tir de barrage le projet est mort-né. Hier dans les colonnes du journal Le Parisien Aujourd'hui en France, Noël Le Graët le président de la Fédération Française bat en retraite : "on continuera à jouer à 12 clubs".

Les basketteurs français s'y sont mis aussi 

Les capitaines des clubs français ont pris la plume. La semaine dernière, ils adressent un courrier à la Ligue Nationale de Basket pour demander que le championnat s'arrête après la dernière journée. 

Car pour rattraper le temps perdu avec le Covid, les matchs s’enchaînent tous les trois jours. Les joueurs se disent au bout du rouleau, blessures en cascade, fatigue physique et mentale. 

Or la Ligue prévoit un dernier tournoi à 8 équipes pour désigner le champion. 95% des clubs sont d'accord mais les basketteurs eux n'en veulent pas.

Tony Parker le boss du club de Lyon Villeurbanne meilleur basketteur français de l'histoire a prévenu : " on s'est reposé de novembre à février maintenant on ne veut pas jouer, c'est une blague ". Les joueurs eux n'ont pas envie de rire. 

Les sportifs n'ont pas l'habitude de participer à ce type de débat 

Le souvent ils restent muets à l'heure des choix qui comptent. Fallait-il reprendre la compétition il y a en an pendant l'épidémie ? On a surtout entendu les présidents. 

Pour ou contre la superligue de foot ? Ce sont les supporters qui s'y sont opposés. Faut il aller aux Jeux alors que les japonais n'en veulent pas ? Rares sont ceux qui acceptent de prendre position ou alors de manière individuelle. Les sportifs parlent rarement d'une seule voix mais quand ils le font ça porte.

Références

L'équipe

Jérôme Cadet
Production