Les gendarmes à bord du France
Les gendarmes à bord du France ©AFP - Societe Nouvelle de Cinematograp / Collection ChristopheL
Les gendarmes à bord du France ©AFP - Societe Nouvelle de Cinematograp / Collection ChristopheL
Les gendarmes à bord du France ©AFP - Societe Nouvelle de Cinematograp / Collection ChristopheL
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Au cinéma comme dans la vraie vie, on associe paquebot et cuisine de luxe. Et pourtant, même sur le France, dans un film de 1965, on peut manger très simplement surtout quand sont à table des gendarmes de Saint Trop en route pour New-York : LE GENDARME A NEW-YORK !

Mais ce que l’on vient d’entendre, c’est un peu l’exception qui confirme la règle d’une restauration maritime haut de gamme. La plus belle scène de toute l’histoire du cinéma, on la trouve peut-être dans le merveilleux film de Fellini E LA NAVE VA .

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Il a été tourné en studio et donc dans un paquebot absolument fictif nommé Gloria N. Cette scène ne comporte aucun dialogue, je vais donc vous la raconter, tandis que l’on entendra la musique qui l’accompagne signée Gianfranco Plenizio. Un scoop : ce sera donc la première scène de cinéma en audio-description de toute l’histoire de « On va déguster ». La caméra du cinéaste se promène d’abord dans les cuisines où tout le monde s’affaire et, tendez bien l’oreille, on entend même les couteaux qui s’aiguisent :

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la musique est aussi vive que les cuistots et leurs aides qui s’agitent en tous sens. On y découvre des marmites pleines de volailles, d’autres emplies de homards. Une petite bagarre éclate entre garçons de cuisine. On voit d’immenses pianos et leurs fours qui vont avec. C’est un ballet incessant de serveurs et de maîtres d’hôtels. Les uns apportent les commandes tandis que les autres emportent les plats sur d’immenses plateaux. Avec eux, on pénètre dans la magnifique salle de restaurants aux tables rondes richement dressées. Un petit orchestre de chambre joue une musique évidemment différente de celle des cuisines. Et d’ailleurs, luxe, calme et volupté obligent, Fellini tourne la scène au ralenti. On distingue nettement un énorme saumon mayonnaise servi à l’assiette depuis un chariot rutilant conduit par un serveur ganté de blanc. On voit même une volaille avec ses plumes couronner ce qui pourrait bien être un pâté en croûte. Au centre de ce restaurant flottant trône l’immense table des desserts. C’est la vie de paquebot, quoi !

Mais il faut bien l’avouer, un genre particulier a envahi les paquebots de cinéma, c’est le film catastrophe. Il est de tradition de montrer les passagers faire sans le savoir dans l’insouciance absolue leur dernier repas, avant d’aller eux-mêmes nourrir les crabes au fond de l’Océan. Le vaisseau amiral, c’est évidemment le Titanic, et notamment dans sa version quasi documentaire filmée par James Cameron.

On sait qu’on servait sur ce paquebot des homards, des cailles d’Egypte, des raisins de serre et des pêches fraîches notamment. Et du caviar évidemment et c’est même Leonardo di Caprio le roturier au culot d’acier qui nous le dit :

Pour se quitter en musique, retour dans les cuisines du Gloria N.  de Fellini avec cette scène où des musiciens se servent de l’incroyable verrerie du navire pour jouer du Schubert devant l’ensemble du personnel des cuisines absolument émerveillé.

L'équipe

Laurent Delmas
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Laurent Delmas
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