L’alimentation représente 20 à 50% de notre empreinte environnementale
L’alimentation représente 20 à 50% de notre empreinte environnementale ©Getty
L’alimentation représente 20 à 50% de notre empreinte environnementale ©Getty
L’alimentation représente 20 à 50% de notre empreinte environnementale ©Getty
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Mieux manger pour prendre soin de soi et, au passage de la planète, n’est plus une ambition réservée à quelques militants. Les sondages, enquêtes et études se suivent et disent à peu près la même chose : les français veulent reprendre le contrôle de leur assiette.

Le marché du bio a une croissance à deux chiffres. Même tendance pour le commerce équitable, les offres en circuits-courts avec des AMAP, paniers  ou de nouveaux services en ligne, mais aussi des magasins de producteurs et même des supermarchés coopératifs. 

Derrière ces initiatives,il y a la volonté de mieux manger et de préserver la planète…. car il y a de quoi tirer la sonnette d’alarme..

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Consommation massive de pesticides, d’eau et d’énergie, gaz à effet de serre... la liste est longue et le résultat sans appel :  l’alimentation représente 20 à 50% de notre empreinte environnementale.

Et puis, il y a les agriculteurs. Un sur trois gagne moins de 350€/mois, en 20 ans près de la moitié des exploitations agricoles ont disparu. Certains prédisent même la fin des paysans en France à court terme...

Les français veulent donc reprendre leur assiette en mains, et on les comprend ...

Un problème...

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Surtout lorsqu'on voit les conséquences de la malbouffe sur notre santé (obésité, cholestérol...), mais aussi sur la santé de notre planète. Il n'y a qu'à voir les ravages forestiers provoqués par l'exploitation d'huile de palme, ou les effets mortifères de la pêche intensive sur les fonds marins...

Nicole Darmon est directrice de recherche à l'Institut National de Recherche Agronomique ( INRA). 

Pascale Hébel est directrice du département Consommation au Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de Vie ( CREDOC).

Les deux expertes s'interrogent sur les causes et les conséquences d'un phénomène contemporain, alors que la sous-alimentation reste la principale source de décès des enfants de moins de 5ans, et que dans le même temps l' Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture estime que nous serons plus de 3 milliards d'obèses d'ici 2050.

... et des solutions !

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Mais rassurez-vous, ce n'est pas une fatalité. Chacun peut agir à son échelle pour préserver sa santé et sauver ainsi collectivement notre Terre. Et il n'y a même pas besoin de déplacer des montagnes : des petits gestes appliqués au quotidien permettent déjà de faire une grosse différence. 

Jean-Luc Fessard est le président de Bon pour le climat. Il se bat pour une cuisine "bas carbone". C'est en s'alliant à des grands chefs cuisiniers et leurs établissements qu'il tente de faire passer son message.

Avez-vous déjà entendu parler de Poiscaille ? C'est une initiative qui cherche à rendre accessible des produits frais de la mer souvent inutilisés malgré leur pêche. C'est l'une des 3 initiatives dont Mathilde Golla, journaliste au Figaro et auteure du livre 100 jours sans supermarché (Ed Flammarion), a choisi de nous parler.

Et vous ?

Avec l'ADEME et ID, L'Info durable