Charles, quelque part en Bretagne, avec ses brebis non-pucées. ©Radio France - Charlotte Perry
Charles, quelque part en Bretagne, avec ses brebis non-pucées. ©Radio France - Charlotte Perry
Charles, quelque part en Bretagne, avec ses brebis non-pucées. ©Radio France - Charlotte Perry
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Résumé

Pour échapper à la société de contrôle et aux normes sanitaires qui imposent, notamment, le puçage électronique des brebis, Charles a fait le choix de "disparaitre" avec son troupeau et de vivre sous les radars de l'administration, quelque part en Bretagne. Un choix risqué mais qu'il assume.

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Comme un certain nombre d'éleveurs, Charles a refusé depuis 2010 de se soumettre à la réglementation qui oblige les éleveurs ovins et caprins à apposer des boucles électroniques (RFID) à leurs animaux. Contrôles après contrôles, il a donc été déclaré en anomalie jusqu’à ce que l’administration le menace de saisir son troupeau. Il a alors décidé de "disparaître" avec ses bêtes et a réinstallé une petite économie paysanne, et clandestine.

Il fallait que je fasse un choix : soit j'arrêtais, soit je passais dans la clandestinité. C'est-à-dire que j'arrêtais de déclarer mon troupeau à l'administration, je le faisais virtuellement disparaître pour que l'administration n'en ai plus connaissance. C'est ce que j'ai fait, parce que je n'avais absolument pas envie d'arrêter mes relations avec mes bêtes.

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Le troupeau de Charles, une trentaine de brebis Black Face, qui ne sont pas déclarées à l'administration agricole.
Le troupeau de Charles, une trentaine de brebis Black Face, qui ne sont pas déclarées à l'administration agricole.
© Radio France - Charlotte Perry

Pour Charles, cette "disparition" s'inscrit dans un combat qu'il mène avec d'autres éleveurs contre l'industrialisation et la normalisation de l'agriculture.

Pour aller plus loin :

Références

L'équipe

Charlotte Perry
Production
Céline Illa
Réalisation