Toujours à l'écoute de ses patients, ne comptant pas ses heures, le docteur Akiyo considère la médecine de campagne comme une "mission", bien plus qu'un métier.  ©Radio France - Charlotte Perry
Toujours à l'écoute de ses patients, ne comptant pas ses heures, le docteur Akiyo considère la médecine de campagne comme une "mission", bien plus qu'un métier. ©Radio France - Charlotte Perry
Toujours à l'écoute de ses patients, ne comptant pas ses heures, le docteur Akiyo considère la médecine de campagne comme une "mission", bien plus qu'un métier. ©Radio France - Charlotte Perry
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Résumé

Deuxième épisode de notre rencontre avec le Docteur Akiyo qui, à soixante-dix-sept ans, continue de sillonner la campagne berrichonne pour aller soigner ses patients. Toujours à l'écoute, consultant jusqu'à tard le soir, il considère la médecine de campagne comme une "mission", pour laquelle il faut être à la hauteur.

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Dans ce second épisode de notre rencontre avec le Docteur Akiyo, nous continuons de suivre le médecin de campagne entre visites à domicile et consultations à son cabinet. Originaire d'une famille rurale du Dahomey (actuel Bénin), le Docteur Akiyo pensait retourner dans son pays natal après ses études de médecine en France. Mais les circonstances de la vie en ont voulu autrement, et c'est à Saint-Août, un petit village de 830 âmes en plein cœur du Berry, qu'il ouvrira son cabinet en 1977. Entre le docteur et les Saint-Aygulphins, c'est une véritable histoire de solidarité qui se tisse, au point que le docteur, touché d'être ainsi adopté par la population locale, s'y établira définitivement. 

A 77 ans, le docteur Akiyo continue de sillonner la campagne berrichone à 20 km autour de St Août pour aller soigner ses patients âgés.
A 77 ans, le docteur Akiyo continue de sillonner la campagne berrichone à 20 km autour de St Août pour aller soigner ses patients âgés.
© Radio France - Charlotte Perry

Pour moi, être médecin de campagne, c'est être totalement aux autres. Ce n'est plus un métier, c'est une mission, en quelque sorte. Autrefois, il y avait le curé du village, l'instituteur, que l'on allait voir, mais il n'y a plus rien de tout cela. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est le médecin de famille, et il faut être à la hauteur. On ne peut pas faire une vraie médecine sans être à l'écoute des gens, c'est très important.

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Saint-Août, un petit village de 830 âmes, en plein coeur de la campagne berrichone a adopté le Docteur Akiyo il y a 44 ans. A l'époque, les habitants avaient lancé une pétition pour qu'il reste, ce qu'il a fait.
Saint-Août, un petit village de 830 âmes, en plein coeur de la campagne berrichone a adopté le Docteur Akiyo il y a 44 ans. A l'époque, les habitants avaient lancé une pétition pour qu'il reste, ce qu'il a fait.
© Radio France - Charlotte Perry

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Références

L'équipe

Charlotte Perry
Production
Anne Lhioreau
Réalisation