Prisonnières iraniennes et agression sexuelle à Hollywood

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Giulia Foïs nous emmène ce soir en Iran, auprès des prisonnières du régime, mais aussi au Festival Sundance où un documentaire sur l’actrice Brooke Shields revient sur le viol qu’elle a subi au début de sa carrière.

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On est à Davos, en plein forum économique mondial, autant dire le grand rendez-vous annuel du costume cravate – à la rigueur, on se mettra une petite jupette droite à mi mollet quand on est rock'n roll. Et là, à la tribune, une veste rose pétante, une immense crinière brune ramassée en chignon, une fleur jaune dans les cheveux, elle détonne, elle dépote. Elle, c’est la journaliste iranienne Masih Alinejad, qui devant la crème de la crème du pouvoir économique en place, dégaine, tout à coup, un téléphone portable et fait défiler quelques photos.

Cette colère que l’on sent dans sa voix, cette détermination dans la mâchoire, dans le regard, c’est celle qui pousse encore, jour après jours, des centaines, des milliers d’iraniens dans la rue depuis 4 mois. Et pourtant, en face, la répression ne faiblit pas non plus : 14 000 arrestations au total, d’après l’ONU, près de 500 morts, et sans doute, bientôt, une centaine d’autres qui seront exécutés, selon les ONG, et qui attendent leur sentence s’entassent dans les prisons du pays. Sauf que même là, ça résiste, même là, ça ne plie pas.

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