Nicole Morere, vice-pdte du département de l'Hérault, et Vincent Salignac (au milieu) au pied d'un panneau de covoiturage dynamique ©Radio France - Lionel Thompson
Nicole Morere, vice-pdte du département de l'Hérault, et Vincent Salignac (au milieu) au pied d'un panneau de covoiturage dynamique ©Radio France - Lionel Thompson
Nicole Morere, vice-pdte du département de l'Hérault, et Vincent Salignac (au milieu) au pied d'un panneau de covoiturage dynamique ©Radio France - Lionel Thompson
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Résumé

Face aux difficultés de transports dans les zones rurales, certaines collectivités cherchent à favoriser le covoiturage. Exemple avec le Pays Cœur d'Hérault qui a lancé en ce début d'année une ligne de covoiturage dynamique.

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Qu'est-ce donc que le covoiturage dynamique ? C'est quelque part entre l'auto-stop et une ligne de bus. Comme pour la ligne de bus, il y a des arrêts, identifiés par des panneaux d'affichage électroniques. C'est d'ailleurs près de l'un d'eux, à Gignac, que nous avons retrouvé Vincent Salignac, responsable du Pôle aménagement et environnement du syndicat de développement Pays Cœur d'Hérault, qui nous explique comment ça marche.

C'est très simple : si vous souhaitez vous rendre dans une des communes de la ligne, que ce soit Saint-André, Ceyras, Clermont l'Hérault ou Gignac, vous appuyez sur un bouton et sur le panneau la destination s'affiche et indique qu'il y a un passager. Après, une voiture s'arrête pour vous récupérer au bord de la route, de manière sécurisée, il y a un emplacement qui est dédié à cela.

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C'est effectivement simple, sans inscription et gratuit. Pour Nicole Morere, vice-présidente du département de l'Hérault, il ne s'agit pas de remplacer ou de concurrencer les bus mais d'offrir une alternative dans ces communes rurales situées à une demi-heure de route de Montpellier, où la mobilité est un enjeu.

Bien sûr, il y a des transports urbains, qui vont de la métropole aux pôles urbains, mais il y a toutes les communes périphériques qui ont besoin aussi d'initier des démarches un peu alternatives sur le partage de la voiture. A la fois pour des questions de solidarité, d'impact sur le climat, car nous sommes près de l'A75 et fortement impactés par la pollution. Et aussi pour une question économique, qui est aujourd'hui un enjeu fort. Du coup, c'est important que là où nous pouvons initier des choses, on se mobilise dans ce sens.

S'approprier ces nouvelles façons de se déplacer

D'autres collectivités ont déjà mis en place ce type de covoiturage dynamique ailleurs en France. Ici, cette ligne de 5 arrêts est encore expérimentale et fera l'objet d'une évaluation. Vincent Salignac est optimiste.     

On a fait une étude de "covoiturabilité" au démarrage de cette expérimentation, pour prendre vraiment la mesure des choses. Ce qu'on a pu constater, c'est quand même qu'avec ce dispositif il n'y a que 4 à 10 minutes d'attente pour avoir une voiture qui s'arrête et vous récupère. On verra si sur le cœur d'Hérault ça fonctionne aussi bien que cela.

On a donc essayé. On a appuyé sur le bouton, une destination s'est affichée et un peu plus de 4 minutes plus tard, effectivement, un chauffeur s'est arrêté : 

C'est parce que j'ai vu le panneau que je me suis arrêté. Je me suis souvent arrêté pour prendre des auto-stoppeurs mais pas encore avec les panneaux. J'ai beaucoup fait de stop en étant plus jeune, sans avoir le permis. Donc je trouve que c'est une bonne chose. Si j'aurais pu vous emmener à Saint-André-de-Sangonis ? Oui, sans soucis. Ca ne m'aurait fait qu'un crochet de 3 minutes, donc ça ne m'aurait pas dérangé.

On a laissé cet automobiliste altruiste reprendre la route en lui évitant ce petit détour. L'élue, Nicole Morere, espère elle que les habitants s'approprieront ces nouvelles façons de se déplacer. Le Pays Cœur d'Hérault a aussi mis en place avec Mobicoop une plate-forme en ligne plus classique de covoiturage, Picholines.fr

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Lionel Thompson
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