La basketteuse Valériane Vukosavljević aux JO de Tokyo, août 2021 ©AFP - MONTIGNY PHILIPPE / KMSP
La basketteuse Valériane Vukosavljević aux JO de Tokyo, août 2021 ©AFP - MONTIGNY PHILIPPE / KMSP
La basketteuse Valériane Vukosavljević aux JO de Tokyo, août 2021 ©AFP - MONTIGNY PHILIPPE / KMSP
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Résumé

C'est l'histoire d'une grande et très heureuse cachottière que l'on a regardée, que l'on a encouragée jusqu'à la médaille presque tous les jours à Tokyo sans même se douter qu'elle nous cachait un petit quelque chose qu'elle a souhaité garder que pour elle.

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Grande parce qu'elle mesure 1,84 m, avec cette taille, vous avez déjà un indice elle n'est pas gymnaste. Sa médaille de bronze, elle l'a partagée avec tout un banc et elle l'a obtenue la veille de la fin des J.O. Vous avez deviné cette championne, nos secrets bien gardés est basketteuse au Basket Landes, à Mont-de-Marsan. Sous le maillot de l'équipe de France, la jeune femme de 27 ans porte le numéro, non pas 30, il est déjà pris, mais le 11 au poste d'ailière. Son nom Valériane Vukosavljević, du nom serbe de son basketteur professionnel, son mari. 

Et hier, trois jours après la fin des Jeux, Valériane a fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans le monde sportif avec ce tweet sous une photo où la basketteuse apparaît, trois médailles autour du cou, en débardeur ajusté, les mains en coupes posées avec délicatesse sous son ventre, la basketteuse écrit : 

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Championne de France, vice-championne d'Europe, et médaillée de bronze olympique, mais ma plus belle médaille se trouvait depuis tout ce temps gardée bien au chaud

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Valériane est enceinte de trois mois et demi

- "Ah, je comprends mieux pourquoi pas de champagne au Trocadéro lundi, lui répond, malicieux, son pote de l'équipe masculine champion olympique, Evan Fournier. 

Des milliers, voire des dizaines de milliers d'autres messages lui font écho : 

- "Tricheuse, la France, elles étaient six sur le terrain, finalement". 

Et puis une internaute : 

- "Y a moi, qui, durant le premier trimestre, ne fait que dormir, et puis, tu as Valériane, qui va chercher une médaille d'or aux J.O. Queen !". 

Un petit dernier : 

- "Un titre, deux médailles en trois mois, cela aurait été dommage de s'en priver sans nécessité". 

Et nécessité, il n'y avait pas, s'en est assurée et raconte la basketteuse : 

Comme je suis une sportive de haut niveau et que j'ai l'habitude de faire du sport quotidiennement, ma gynécologue a affirmé qu'il n'y aurait aucun problème vis-à-vis de ma pratique sportive. Même son de cloche du médecin de l'équipe de France". 

Secret, il n'y en a pas eu pour tout le monde. Sa famille, son entourage médical, trois de ses coéquipières et la coach de l'équipe de France étaient au courant. 

- "Valérie Garnier m'a dit qu'elle était très contente pour moi, que cette grossesse ne remettait pas en question ma sélection à l'Euro et aux J.O si tout était bon sur le plan médical".

Valériane a agit avec la même transparence auprès du club de Basket Landes, où elle est revenue en 2019, avec en tête ce projet de grossesse. Les dirigeants ont accepté sans problème. 

Mais alors, pourquoi avoir gardé le secret jusqu'à la fin des J.O ? 

- "J'avais peur que des coéquipières ou même des adversaires agissent différemment avec moi sur le terrain sous prétexte que j'étais enceinte. Je n'aurais pas trouvé cela super fair play. Et concernant les médias, je ne voulais simplement pas avoir à répondre à des questions autres que sur le basket. Je ne souhaitais pas que ce soit un événement dans l'événement". 

À la question a-t-elle modifié sa façon de jouer ? 

- "Non, non, pas du tout. Je continue à plonger sur les ballons lorsqu'il le fallait. Le seul à être vraiment inquiet, c'était mon mari, puisqu'il était à distance, loin. Il était plus inquiet. À mes yeux, la grossesse, ce n'est que du bon. C'est une expérience que je pourrai raconter à mon bébé plus tard. Je suis sereine sur le fait que je vais revenir, que je vais travailler". 

Et si Valériane raconte aujourd'hui cette expérience intime, c'est avec un message valable pour tous et partout, dans le sport comme dans le monde de l'entreprise : la grossesse n'est pas une maladie, elle n'empêche rien s'enthousiasme-t-elle. À bon entendeur et, en tout cas, surtout, plein de bonheur pour Valériane, son petit bout de chou et son mari. 

Références

L'équipe

Xavier Monferran
Production