La pivot Pauletta Foppa lors de la demi-finale féminine de handball entre la France et la Suède des JO de Tokyo, 6 août 2021 ©AFP - Franck Fife
La pivot Pauletta Foppa lors de la demi-finale féminine de handball entre la France et la Suède des JO de Tokyo, 6 août 2021 ©AFP - Franck Fife
La pivot Pauletta Foppa lors de la demi-finale féminine de handball entre la France et la Suède des JO de Tokyo, 6 août 2021 ©AFP - Franck Fife
Publicité
Résumé

Retour sur celle dont le talent a éclaté aux yeux du monde aux JO de Tokyo, elle s'appelle Pauletta Foppa. C'est une fille en or, une jeune femme qui, il y a cinq ans, regardait les Jeux de Rio à la télé, au pôle espoir de handball d'Orléans. C'est la future grande pivot de l'équipe de France.

En savoir plus

On remonte un petit peu le temps. Hier matin, je suppose que, comme tous les spectateurs assidus et très matinaux des Jeux olympiques de Tokyo, vous avez suivi devant votre petit écran l'ultime finale de ces Jeux. La finale de handball féminin entre la France et la Russie. La veille, les handballeurs et les volleyeurs tricolores se sont parés d'or. Les filles ne veulent pas être en reste et briller, surtout qu'elles ont une revanche à prendre contre ces Russes qui les avaient battus à Rio il y a cinq ans. 

Dans leur bouche, l'argent a encore un goût amer. C'est donc le mors aux dents que, hier matin, les joueuses d'Olivier Krumbholz et ses coéquipières ont pénétré sur le parquet. 

Publicité

Très vite, un numéro de maillot a crevé l'écran, le numéro 26, celui de Pauletta Foppa

C'est la doublette de Béatrice Edwige, Pauletta Foppa, retenez-bien son nom, car nous allons l'entendre et voir souvent dans les années à venir. En tout cas, il y en a qui ne sont pas prêtes de l'oublier, ce sont les joueuses russes ! Pauletta est devenue leur bête noire devant leur cage en première période, la jeune pivot les a rendues dingues : 7 tirs, 7 buts, 2 passes décisives, et ça, c'est rien que pour la finale puisque Pauletta, comme ses copines l'appellent "Paulette", termine ses premiers Jeux olympiques meilleure marqueuse française avec 34 buts inscrits. Comment explique-t-elle son exceptionnelle réussite ? Voilà sa réponse hier, médaille d'or autour du cou : 

Je ne pose pas de questions. Après, avec les joueuses qu'on a dans notre collectif, franchement, on n'a pas à se poser de questions et c'est que du plaisir. On joue très bien avec moi, je suis très bien servie et je prends beaucoup de plaisir à jouer ici

Mais attention, ne vous fiez pas à cette modeste auto-évaluation, en tout cas, ses coéquipières et les observateurs avertis ne s'y trompent pas, le handball français couve une pépite. La capitaine de l'équipe de France à Tokyo, qui joue aussi en équipe avec Pauletta à Brest, Coralie Lassource, ne tarit pas d'éloges : 

Elle est juste monstrueuse, elle a 20 ans, cette saison, on a fait une saison incroyable. Elle a été très importante et là encore, on le voit encore aujourd'hui. C'est une jeune joueuse très prometteuse et je pense que ça sera une très, très grande joueuse plus tard

Pendant toute cette quinzaine, et plus encore hier en finale, le talent de cette jeune femme de 20 ans a donc éclaté aux yeux du monde. Premiers J.O, première finale, un bras qui ne tremble jamais, son adresse, sa détermination, son culot font merveille ! 

C'est la future grande pivot de l'équipe de France. 

Pourtant, ce n'était pas gagné. Quand elle parle de ses débuts, elle raconte qu'elle se trouvait super nulle, qu'elle détestait ce sport qui lui rappelait les séances d'éducation physique de l'école élémentaire. Mais bon, elle ne devait pas être si nulle que cela puisque, rapidement, l'adolescente de 1,78 m brûle les étapes et bat des records de précocité. À 14 ans, elle intègre le pôle espoirs d'Orléans, dans le Loiret, elle a commencé le hand à Montargis. Moins de quatre ans plus tard, elle est appelée en équipe de France et devient, alors qu'elle n'a pas encore 18 ans, championne d'Europe. La même année, elle signe son premier contrat pro avec le Brest Bretagne HB, club avec lequel cette année elle remporte la Coupe de France, le championnat, dispute la finale de la Ligue des champions, dont elle est désignée meilleure pivot de la compétition. 

Hier, sur le podium des Jeux olympiques, Pauletta Foppa a reçu sa médaille d'or des mains d'Amandine Leynaud, la gardienne de but qui prend sa retraite. Tout un symbole que ce passage de témoin de celle qui a tout gagné à sa cadette, comme pour lui confier les clés de la maison, en lui disant "Prends-en soin", nous n'avons aucun doute là-dessus, nous sommes tous super impatients de retrouver Pauletta à Paris en 2024.

Références

L'équipe

Xavier Monferran
Production