Des supporters assistants à un match de la Chinese Super League
Des supporters assistants à un match de la Chinese Super League
Des supporters assistants à un match de la Chinese Super League ©AFP
Des supporters assistants à un match de la Chinese Super League ©AFP
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Résumé

On ne parle plus depuis deux jours que de la Super League, ce projet, désormais mort-né, de compétition concurrente à la Ligue des Champions. Mais ce matin on se penche sur l'autre Super League : celle qui existe déjà, le championnat chinois de football, qui a repris hier soir.

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Un eldorado qui n'aura finalement pas tenu toutes ses promesses.

Il y a ces images, ou plutôt ces bruits, qui font rêver tout fan de football aujourd’hui : un stade rempli de 30 000 spectateurs en ouverture hier soir de la Superleague. Inédit évidemment depuis le début de la pandémie.

Mais à part cela, le football chinois ne fait plus rêver grand monde
et le sort du champion en titre, le Jiang-sou F, est en soi emblématique. Sacré en novembre pour la première fois de son histoire, le club a été liquidé en quatre mois, faute de repreneur et est donc le grand absent de cette reprise.

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Un cas  qui illustre la fragilité de la discipline dans l'empire du milieu et qui n'est pas isolé. En 3 ans, ce sont seize clubs des trois premières divisions qui ont tout simplement disparu.

Pourtant l'âge d'or du football chinois n'est pas si lointain, il est même tout récent

2015, 2016, 2017 : des sommes mirobolantes, 800 millions d'euros au total, sont dépensées pour attirer les stars étrangères.

L'empire du milieu veut en effet devenir le point de chute de vedettes mondiales en fin de course, grâce à l'investissement d'entreprises ou d'homme d'affaire chinois.

Les Argentins Ezequiel Lavezzi et Carlos Teves, le Brésilien Oscar, le Belge Marouane Fellaini cèdent à l'appel des dollars et sont accueillis comme des Messi venus faire du pays un géant du ballon rond.

Mais même en Chine, la fièvre acheteuse a ses limites

Dès 2017, ces investissements massifs ralentissent et en 2018, la fédération décide de réguler les transferts pour mettre fin aux magouilles et à la corruption. Seuls trois joueurs étrangers sont désormais autorisés sur le terrain. 

Un an plus tard, le ton durcit encore : interdiction de dépenser plus de 5 millions et demi d'euros pour un mercato.

Et l'an dernier, la pandémie est le coup de grâce : une rémunération plafond est instaurée pour tout footballeur étranger : 3 millions annuels maximum.

Une succession de décisions visant à retrouver l'ambition originelle : faire de la Chine un vivier de talents et faire progresser l'équipe nationale

Mais l'empire du milieu aura finalement tout perdu. Sans les dollars, la Chine est moins attirante. Les Brésiliens Hulk et Eder, les entraîneurs espagnol et français, Rafael Benitez et Bruno Genesio, ont tous déserté et d'autres départs devraient suivre

Quant à la sélection, ses résultats n'ont pas réellement progressé 

et il ne reste plus que 18 mois avant la prochaine coupe du monde au Qatar.

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L'équipe

Emma Sarango
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Production
Emma Sarango
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