Anneaux olympiques à Tokyo ©AFP - Charly TRIBALLEAU
Anneaux olympiques à Tokyo ©AFP - Charly TRIBALLEAU
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Résumé

A moins de dix semaines de l'ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, la situation sanitaire au Japon inquiète, et 80% des japonais souhaitent leur annulation pure et simple. Le spectre d'un nouveau report ressurgit, et les athlètes se posent beaucoup de questions.

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C'est bien connu, le doute est un poison. Ce doute, il entoure les Jeux Olympiques de Tokyo, qui doivent avoir lieu cet été. Mais ces derniers jours, ça donne l’impression que plus on s’en rapproche, et plus on s’en éloigne. Drôle de sensation. Aujourd'hui, le président du CIO, Thomas Bach, devait se rendre au Japon, pour une visite de courtoisie et de travail avant les Jeux. Visite finalement reportée. Sine die. Le mois prochain. Sûrement. Peut-être. Si tout va mieux. 

Parce que le Japon est en tension

En tension hospitalière, déjà. A cause du Covid, qui continue de progresser. L’état d’urgence est décrété. Et le système hospitalier est vite saturé. Et en tension populaire. Ces Jeux, les Japonais n'en ont jamais voulu. Et ils n'en veulent toujours pas. Surtout pas cet été. Quatre Japonais sur cinq sont contre ces JO, selon un sondage publié cette nuit. 

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Plus de 350.000 d’entre eux ont même signé une pétition pour réclamer l’annulation des Jeux. 

Les médecins japonais estiment qu’il est impossible de les organiser dans cette situation. Des citoyens manifestent leur opposition devait les stades et les salles où se déroulent des épreuves test. Et même les villes qui devaient accueillir des athlètes en préparation juste avant les Jeux commencent à reculer, car elles refusent de bloquer des lits pour les athlètes en cas de covid. Ça commence à faire beaucoup.   

Le CIO maintient le cap 

Pour l’instant, le comité international olympique reste concentré sur la préparation de ces Jeux. Parle de "spéculations" mais dit "comprendre la prudence des gens" dans une période difficile. Mais le CIO croit aussi a un changement radical de l’opinion japonaise, face à un événement historique. Le CIO et les instances sportives cherchent encore à convaincre, à deux mois seulement des Jeux, à l’image du president de l’athlétisme mondial, Sebastian Coe :   

"Je pense que ça agira aussi comme une lueur d'espoir et d'optimisme, dans un monde qui - je l'espère - reviendra bientôt à une certaine forme de normalité. Mais ça prendra du temps. Et je pense que le sport est un excellent trait d'union"  

Pourtant, le doute a commencé a faire son chemin. Les stars japonaises du tennis, Naomi Osaka et Kei Nishikori, ont exprimé des réserves sur la tenue des Jeux. Même LA star, sa seigneurie Roger Federer a appelé a prendre une décision sur ces Jeux. Ferme et définitive. "Les athlètes en ont besoin" a dit le suisse. 

Et notre champion du monde de vélo, Julian Alaphilippe, lui a carrément renoncé à Tokyo ces derniers jours. Avant tout pour passer du temps en famille, parce qu’il va être papa. Mais il le reconnaît, l’incertitude autour de ces Jeux de Tokyo a pesé dans sa décision. Aussi. 

Le saké commence à tourner au vinaigre.... Mathilde. Ces Jeux, on commencera à y croire quand on sera dans l’avion. Pas avant. C'est certain.