Masomah Ali Zada, "la petite reine de Kaboul", aux portes de Tokyo. Ici deux femmes cyclistes participent à un entraînement dans Kaboul, Afghanistan ©Getty - picture alliance / Contributeur
Masomah Ali Zada, "la petite reine de Kaboul", aux portes de Tokyo. Ici deux femmes cyclistes participent à un entraînement dans Kaboul, Afghanistan ©Getty - picture alliance / Contributeur
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Résumé

La cycliste afghane, réfugiée en France avec sa famille après avoir fui les Talibans, espère être retenue pour disputer ses premiers Jeux Olympiques, à Tokyo, cet été.

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Masomah Ali Zada, 24 ans rêve de disputer les Jeux Olympiques a Tokyo cet été

Un rêve qu’elle touche du doigt, car elle aura la réponse dans les jours, les semaines qui viennent. Elle pourrait intégrer l’équipe des réfugiés autorisés à disputer les JO sous la bannière du CIO, le comité international olympique, avec son vélo. Car Masomah Ali Zada est une jeune cycliste. Elle est même surnommée "la Petite Reine de Kaboul" du nom du documentaire qui lui a été consacré, à elle et ses coéquipières, sur Arte. C’était en 2016, Masomah et son équipe sont même nommées pour le prix Nobel de la Paix. 

Mais la lumière est trop forte, et la pression autour d’elle s’intensifie. Celle des Talibans. Qui voient d’un très mauvais œil ces femmes qui se passionnent pour le cyclisme. Après ce coup de projecteur, la Petite Reine de Kaboul et sa famille ont du quitter l’Afghanistan. Et la famille Ali Zada a trouvé refuge en France. Où ils résident toujours. 

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C’est ici, en France, que Masomah poursuit son rêve olympique. S’entraine, dur. Pour cela, depuis deux ans, elle touche une bourse du CIO, accordée aux athlètes réfugiés. En France, Masomah n’a pas à se cacher, pour pédaler. Car en Afghanistan, elle devait mentir pour pouvoir aller s’entraîner, grimper les montagnes, au milieu des garçons. Avec son voile sous son casque. Aller aux JO, c’est aussi une façon, selon elle, de "rendre visible pour la première fois une femme voilée qui porte le foulard sur un vélo".  

Masomah Ali Zada fait partie de la cinquantaine de sportifs réfugiés présélectionnés pour Tokyo. Mais difficile d’imaginer le CIO passer à côté d'une telle histoire. "Ce serait un symbole fort, pour toutes les Afghanes" : ce n’est pas moi qui le dit, c’est David Lappartient, le président de la fédération internationale de cyclisme. Ça devrait l’aider !