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Résumé

Cela fait partie de ces belles histoires qui nous font aimer le sport : quand des petites villes deviennent les géants d'une discipline. Ce matin, direction Chaumont, en Haute Marne...

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Chaumont, ville refuge des comtes de Champagne, au XIIIe siècle, ville d'adoption de Louise Michel au XIXe, siège de bataille pendant la Seconde Guerre mondiale. Chaumont, 22 000 habitants aujourd'hui est devenu depuis quatre ans l'épicentre du Volley-Ball français. Pour leur quatrième finale de championnat consécutive, les hauts Marnais ont gagné hier soir leur premier match face à Cannes - et sont donc lancés pour remporter le deuxième titre de leur histoire... 

Pourtant face aux géants azuréens, parisiens ou tourangeaux, le club ne pèse rien ou presque dans l'histoire française de ce sport.

Devenu professionnel à la fin des années 90, pensionnaire de deuxième division pendant plus de 15 ans, les ambitions sont limitées. Premier tournant au début des années 2000 : le département de la Haute Marne décide d'investir, les recrutements de joueurs s'intensifient et les résultats progressent.

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C’est ainsi qu'en 2012, le CVB 52 accède à la première division, c’est inédit pour un club Chaumontais, toute discipline confondue.

Puis arrive 2015 et le deuxième tournant : l'arrivée d'un homme, l'Italien Silvano Prandi, quatre fois champion d’Italie et médaillé de bronze olympique en tant qu'entraineur.
Son professionnalisme permet aux joueurs de franchir un cap : cinq ans plus tard, ils sont sacrés champions.

Et la petite ville prend alors une autre dimension, grâce au volley-ball

On pourrait comparer, par exemple, à Auxerre en football, 35 000 habitants au moment du sacre de 1996 ; ou à Chalon sur Saône en basket, 45 000 habitants lors du titre de 2017. 

Cette nouvelle notoriété attire là-bas les meilleurs joueurs. Baptiste Geiler par exemple, réceptionneur attaquant de l'équipe de France, qui rejoint Chaumont en en 2018. Il est alors interviewé par France 3 :

Avant je ne me voyais pas là, c’est vrai […] aujourd’hui, c’est un club qui attire énormément.

Nouvelle preuve avec l'arrivée, il y a quinze jours, en Haute Marne de la star italienne de la discpiline, Filippo Lanza, pour disputer cette fin de saison. 

Des joueurs qui ont tous l'admiration et la gratitude des Hauts Marnais, tous convertis au volley, qui se déplacent fidèlement au gré des rencontres de Ligue des Champions. La salle Jean Masson avec ses 900 places est pleine à chaque match. 

Un nouveau complexe pouvant recevoir jusqu'à 2 500 spectateurs accueillera d'ailleurs la saison prochaine le club vedette du département.

Références

L'équipe

Emma Sarango
Emma Sarango
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Production
Emma Sarango
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