Portrait du musicien et chanteur Nicolas Ker, à Paris, le 12 juin 2020.  ©AFP - Joël Saget
Portrait du musicien et chanteur Nicolas Ker, à Paris, le 12 juin 2020. ©AFP - Joël Saget
Portrait du musicien et chanteur Nicolas Ker, à Paris, le 12 juin 2020. ©AFP - Joël Saget
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Résumé

Partant d'une réflexion de Nicolas Ker de Poni Hoax, ballade dans les nouveautés musicales chargées d'histoires et de larmes : des Black Keys à Curting Harding en passant par Jorja Smith, Muzi et Youssoupha. On revient sur un morceau souvent copié de Gil Scott-Heron, et un concert rare de la grande Sarah Vaughan.

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« Antibodies » les anticorps on en a bien besoin :  Poni Hoax pour commencer cette émission en saluant le chanteur Nicolas Ker dont on a appris la mort soudaine cette semaine. En plus de ses nombreux projets, avec Arielle Dombasle ou Gilb'R et le duo Aladdin (car il était fan de Bowie, entre autres) je vous recommande avant tout la discographie brève mais dense de Poni Hoax, groupe incomparable sans doute en France pendant leur activité, sur scène et en studio entre 2001 et 2017. Une playlist « Nicolas Ker Never Dies » préparée par ses proches est disponible ici

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Allez voir aussi le documentaire incroyable « Drunk In The House of Lords » réalisé par Pierre Chautard et Mathieu Culleron, film sans filtre, aussi jubilatoire qu’effrayant et fascinant. Dans le film Nicolas Ker parle d’un de ses livres préférés : Bouvard et Pécuchet de Flaubert, qui raconte la vie passionnée, comique et idiote de ces deux copistes forcenés, qui veulent tout apprendre et tout savoir, et qui vont échouer en tout, avant d’en retourner à leur vie de copiste. Et lui en riant se compare à un ‘copiste du rock’ : « un peu de Morrissey, un peu de Morrison » comme si le rock au fond était un vaste palimpseste, un parchemin de bande sonore sur lequel on efface et on réécrit, éternellement. 

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Qui invente et qui reprend au fond ? On l’entendra dans les nouveautés de ce soir il y a plein de couches successives dans le dernier album des Black Keys (l'occasion d'entendre la version des Doors du même morceau « Crawling King Snake ») plein de résonnances aussi chez Jorja Smith ou dans le nouveau Curtis Harding. Je vous ferai écouter la voix d'un lyriciste bantou, Youssoupha qui parle d'une "Révolution qui sera pas télévisée".  L'occasion de faire un peu d’histoire passée et future avec Gil Scott-Heron, l'auteur de "The Revolution Will Not Be Televised" disparu il y a 10 ans tout juste et qui résonne encore.

Autre temps, autre tempo avec Julien Bargaballo : « Regarde »  ca vient d’entrer en playlist sur inter . 

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On se quitte enfin avec la musique de Franco Battiato (disparu lui aussi cette semaine) que vous pouvez écouter en allant voir par exemple (si vous habitez en région parisienne) la très belle œuvre Vitrine de Jean-Baptiste Sauvage, sur la façade de l’Onde Théâtre et Centre d’art de Velizy. Comme un stroboscope, une projection de cinéma primitif et de nature projetée c’est fascinant (sur plus de 240 m2 vitrés, voilà un bel écran). Vitrine s’active deux fois par jours, une fois au petit matin puis le soir, au crépuscule.

Bon voyage

titres diffusés : 

  • Poni Hoax « Antibodies »
  • Barbagallo « Regarde » 
  • Jorja Smith feat. Shaybo  « Bussdown »
  • Black Keys  « Crawling king snake »  
  • Youssoupha « Astronaute »
  • Gil Scott-Heron and Brian Jackson « The Revolution Will Not Be Televised » (1971)
  • Gil Scott-Heron « Me & the Devil » 
  • Muzi « Interblaktic »
  • Sarah Vaughan «  And I Love Him » (Live) Live at The Berlin Philharmonie 1969 - The Lost Recordings
  • Curtis Harding « Hopeful »
  • Franco Battiato & Pino ‘Pinaxa’ Pischetola « Come un braco di lupi »
Références

L'équipe

Matthieu Conquet
Production
Djubaka
Autre