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C'est dans le parking de sa cité, à Paris, Belleville, que Miicrobe Blv écrit certains de ses textes
C'est dans le parking de sa cité, à Paris, Belleville, que Miicrobe Blv écrit certains de ses textes
Jeune rappeur parisien du quartier de Belleville, Fadilou, alias Miicrobe Blv, passe beaucoup de temps dans le parking de sa cité. Il y traîne, écrit ses textes et tourne ses clips. Fadilou rêve d'Espagne, de belles voitures et d'échapper à un quotidien touché par la précarité et la violence.
35 min
Pruna, 19 ans, vit sur l'aire d'accueil des gens du voyage d'Hellemmes-Ronchin, en périphérie de Lille, depuis ses 8 ans.
Pruna, 19 ans, vit sur l'aire d'accueil des gens du voyage d'Hellemmes-Ronchin, en périphérie de Lille, depuis ses 8 ans.
Pruna, 19 ans, vient de la communauté des Gens du voyage. Elle a grandi sur une aire d'accueil polluée et milite pour que cela change. Elle aime par ailleurs parler des rites de sa communauté, la fan-fiction, la moto-cross et les aurores boréales.
36 min
PAR EFFRACTION - Au Centre de Supervision Urbain de Châtelet - Les Halles
PAR EFFRACTION - Au Centre de Supervision Urbain de Châtelet - Les Halles
L'intelligence artificielle s'invite dans les dispositifs de surveillance. L'industrie de la protection, les villes et l'État promettent plus de sécurité grâce à la technologie : c'est la "safe-city". Dans PAR EFFRACTION, Caroline Gillet, Claire Richard et Martin Drago tentent de passer entre les mailles du filet.
34 min
Lou Colpé et son amoureux Bertrand ont vécu pendant un an en colocation intergénérationnelle dans la maison de Thérèse, 91 ans, jusqu'au décès de celle-ci, survenu au printemps 2021
Lou Colpé et son amoureux Bertrand ont vécu pendant un an en colocation intergénérationnelle dans la maison de Thérèse, 91 ans, jusqu'au décès de celle-ci, survenu au printemps 2021
Lou et son amoureux Bertrand tiennent le journal de leur colocation intergénérationnelle avec Thérèse, 91 ans. Leur quotidien joyeux, où s'invitent Annie Cordy et Adamo, un dentier farceur et des questions féministes, semblent mettre à distance la perte d'autonomie qui s'installe. Mais qui finit, hélas, par l'emporter.
36 min
Lou Colpé, 29 ans, a vécu pendant un an en colocation intergénérationnelle avec Thérèse, 91 ans, la grand-mère de son compagnon, pour lui éviter la maison de retraite
Lou Colpé, 29 ans, a vécu pendant un an en colocation intergénérationnelle avec Thérèse, 91 ans, la grand-mère de son compagnon, pour lui éviter la maison de retraite
Jusqu’où peut-on aller pour éviter l'EHPAD à nos grands-parents ? Lou a 29 ans, elle a décidé d’emménager à la campagne avec la grand-mère de son copain. Thérèse, 91 ans, commençait à perdre la vue et son autonomie. Alors, pendant un an, Lou a alimenté le journal de bord sonore de cette colocation de l'extrême.
35 min
À Genève, le Fesses-Tival imaginé par Larissa Medawar et Naïma Pollet réinvente les façons de parler de sexualité(s) et fait voler en éclats les tabous
À Genève, le Fesses-Tival imaginé par Larissa Medawar et Naïma Pollet réinvente les façons de parler de sexualité(s) et fait voler en éclats les tabous
Comment parler de désir et de sexualité avec humour et légèreté? Larissa Medawar et Naïma Pollet ont créé le Fesses-Tival à Genève, avec l’envie de libérer la parole autour de ce sujet souvent tabou. Rencontre dans leurs locaux, où elles fabriquent des installations à l’aide de vibromasseurs (notamment).
35 min
PAR EFFRACTION - Au siège d'EDF © Claire Braud
PAR EFFRACTION - Au siège d'EDF © Claire Braud
Ce mois ci, dans PAR EFFRACTION, Caroline Gillet, avec Lucas Chancel, qui dirige le laboratoires sur les inégalités mondiales avec Thomas Piketty, tente d’entrer au siège d’EDF. C'est l'occasion de raconter l'histoire des privatisations en Europe et d'aborder le grand projet de restructuration du groupe : Hercule.
36 min
Foule continentale à Lausanne : Manon Zecca, militante sourde, fière et pas prête à se taire
Foule continentale à Lausanne : Manon Zecca, militante sourde, fière et pas prête à se taire
Manon Zecca est devenue sourde à 17 ans, mais aussi militante féministe, écolo et anticapitaliste. Dans les manifs, elle traduit aujourd'hui les slogans en langue des signes française. Elle veut ainsi aider la communauté sourde à avoir un accès facilité à la vie citoyenne et militante de son pays.
36 min
Foule continentale - Cécile désobéissante
Foule continentale - Cécile désobéissante
Cécile Marchand, 25 ans, militante pour le climat avec Alternatiba et les Amis de la Terre, a choisi la désobéissance civile pour alerter sur l’inaction climatique de nos gouvernements. Pendant six mois, Caroline Gillet l'a suivie dans ses actions, la préparation de celles-ci et leurs répercussions face à la justice.
36 min
Drôme et Ardèche : Le Chasseur et la Sentinelle
Drôme et Ardèche : Le Chasseur et la Sentinelle
Il est chasseur dans la Drôme. Elle effectue un service civique pour l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) qui crée des réserves de vie sauvage, où la chasse est interdite. A priori, un fossé sépare Cédric et Élise. Leurs témoignages respectifs montrent pourtant que des ponts sont possibles.
55 min
Semaine 58 – 8 février : Filmer ses grands –parents, pour réinventer les maisons de retraite
Semaine 58 – 8 février : Filmer ses grands –parents, pour réinventer les maisons de retraite
Lou Colpé avait 14 ans quand elle a commencé à filmer ses grands-parents. Elle a filmé la vie à la maison, les goûters après l'école, et finalement leur arrivée en maison de retraite et l'absurdité de ces lieux. Elle raconte avec sensibilité les liens entre générations et nous plonge dans ses souvenirs de famille.
34 min
Foule continentale à Alger : La rue est à nous, nos sexualités aussi
Foule continentale à Alger : La rue est à nous, nos sexualités aussi
Rima est une jeune militante lesbienne et féministe à Alger. De la découverte de son homosexualité à sa prise de conscience féministe, de la décennie noire aux manifestations du Hirak, son histoire et celle de sa famille racontent les changements en Algérie depuis la guerre civile des années 1990 jusqu’à aujourd'hui.
35 min

À propos du podcast

© Radio France
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Le vendredi soir à 21h sur France Inter

Une émission de société, transnationale, pour faire entendre les luttes, l'audace, les doutes, l’intimité d'une nouvelle génération. Sur le terrain, en studio et sur les réseaux

L'intelligence artificielle s'invite dans les dispositifs de surveillance. L'industrie de la protection, les villes et l'État promettent plus de sécurité grâce à la technologie : c'est la "safe-city". Dans PAR EFFRACTION, Caroline Gillet, Claire Richard et Martin Drago tentent de passer entre les mailles du filet. * *

Dans cet épisode du hors-série PAR EFFRACTION, Caroline Gillet, accompagnée de la journaliste et autrice Claire Richard et du juriste de la Quadrature du Net Martin Drago, s'intéresse au déploiement, de plus en plus important, dans les villes, de la vidéosurveillance (ou vidéoprotection) et de la technologie au service de la sécurité. Après avoir tenté d'échapper aux dizaines de caméras, plus ou moins cachées, dans le centre de Paris, l'équipe tentera de s'infiltrer dans un Centre de Supervision Urbain (CSU), une infrastructure invisible de contrôle. C'est au CSU de Châtelet-les-Halles, logé dans les sous-sols de la plus grande station de métro de Paris, que Foule continentale tente ce mois-ci son effraction. *

"La 'safe-city', c'est comme la 'smart-city', mais en plus flippant !"
Le déploiement de la technologie au service de la sécurité dans les villes est au cœur du concept des "safe-cities", qui s'inspire lui-même du concept des "smart cities", né dans les années 2010 et décrivant ces villes "améliorées" ou "optimisées" par des dispositifs technologiques, couplés à la puissance plus importante des ordinateurs qui permet le traitement de très nombreuses données. Dans le contexte des "smart cities", ces dispositifs numériques visent principalement à améliorer la vie urbaine et civique, optimisant par exemple la circulation, les flux de personnes, de ressources ou d'énergie, la pollution, la qualité de l'air, celle de l'eau, etc. La "safe city" pousse le curseur un cran plus loin et propose des dispositifs de sécurité importants, tels que les caméras de surveillance, les capteurs et les technologies de reconnaissance faciale, l'intelligence artificielle au service de la détection des comportements suspects. Claire Richard explique schématiquement que l'on n'est pas loin du film Minority Report.
La "safe city", c’est la déclinaison sécuritaire de la "smart city". C’est l’idée que, grâce à cette fameuse intelligence qui viendrait de la collecte et du traitement de données automatisés, on va pouvoir rendre la ville plus sûre : donc limiter la délinquance et, potentiellement, anticiper les risques, c'est-à-dire créer une sorte de police prédictive.

La "ville sûre" est à nos portes
Déjà très diffusés aux États-Unis et en Chine, les projets de "safe cities" font des émules dans l'Hexagone depuis peu, à l'instar de la ville de Nice, expérimentant ces dispositifs sécuritaires dans ses rues depuis 2019 dans le but de créer la ville « sûre et intelligente de demain ».

La ville de Marseille, que la journaliste Claire Richard présente comme l'un des « laboratoires de la "safe city" en France », a également fait ses preuves en matières de dispositifs de surveillance civile : l’ancienne municipalité Les Républicains y a développé toute une plate-forme de collecte et d’analyse de données en temps réel, sous le nom d’Observatoire Big Data de la Tranquillité Publique.
Limitations de ces dispositifs
S'ils commencent à gagner du terrain, ces dispositifs posent de nombreuses questions quant au respect de la vie privée et des libertés individuelles. Parmi elles, celle du pouvoir qu'ils confèrent aux autorités municipales ou étatiques et de la menace qu'ils font peser sur l'exercice de la démocratie. Chacun·e est par exemple en droit de se demander dans quelle mesure l'identification de tou·te·s les citoyen·ne·s par reconnaissance faciale dans l'espace public et la collecte de toutes ces données personnelles et/ou biométriques pourraient dissuader de prendre part à des manifestations ou des mouvements de contestations.
Tout ça pourrait transformer en profondeur la vie publique. Est-ce que vous allez participer à une manifestati

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