Reportage à l'hôpital Croix Saint Simon dans le 20e arrondissement  ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
Reportage à l'hôpital Croix Saint Simon dans le 20e arrondissement ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
Reportage à l'hôpital Croix Saint Simon dans le 20e arrondissement ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
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Résumé

Moins d'hospitalisations, la décrue de la 3e vague se poursuit. Se pose maintenant la question des reprogrammations des interventions reportées mais les lits ne se libèrent pas aussi vite et la réorganisation prendra du temps, mais les hôpitaux s'y emploient. Reportage à l'hôpital Croix Saint Simon dans le 20e à Paris.

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À l'entrée de l'unité d'hospitalisation Covid, le docteur Delphine Feyeux, infectiologue est plus sereine "La  situation se détend, à ce jour, il y a 5 patients qui sont hospitalisés dans ce service, y a 3 semaines y avait entre 10 et 15 personnes dans l'unité Covid avec un nombre conséquent de patients, 5, 6 qui arrivaient chaque jour"

Les 2 derniers jours seulement 2 entrées, et ce ne sont pas les mêmes patient qu'il y a 2 mois qui étaient plus jeunes... apparaissent aujourd'hui des profils plus isolés socialement. "Une dame âgée qui avait des difficultés de maintien à domicile et qui s'est aggravée à la lumière d'une infection par le Covid. Ça peut être des séjours qui sont prolongés, ce sont des patients fragiles qu'il faut ensuite prendre en charge en gériatrie ou dans des soins de suite ou longs séjours"

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Ces patients plus fragiles, occupent donc encore des lits, ce qui rend la reprogrammation plus compliquée, même si l'activité reprend explique le Professeur Sébastien Sèbe, urologue, membre de la cellule de crise, en regardant l'évolution des graphiques. "Au plus bas on est descendu à 50% d'activité, et là on remonte progressivement à 70, 80 % d'activité, la reprogrammation se refait progressivement, aujourd'hui les consultations reprennent, avec la vaccination, les patients qui ont plus confiance pour revenir à l'hôpital car ils ont entendu dans les médias qu'il y avait beaucoup moins de malades dans les hôpitaux, donc ils reviennent consulter et on peut reprogrammer tranquillement des interventions sur la période"

Mais les médecins n'imaginent pas une reprise totale avant la fin de l'été. Il faut que le personnel se repose il faut aussi être sûr que la décrue se poursuivra à la même vitesse.