Père et fils
Père et fils ©Getty - Sam Diephuis
Père et fils ©Getty - Sam Diephuis
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Le bonheur… Que signifie le bonheur pour vous ? Pour en parler, les deux écrivains Jean-Louis Fournier et Jean Teulé évoquaient avec humour et complicité la quête du bonheur.

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Tout au long de la saison, le vendredi, nous recevrons régulièrement des personnalités de tous horizons qui nous délivreront leur vision du bonheur. Et ce matin, c’est le tour de deux écrivains qui porteront ce matin un regard impertinent sur l’art d’être heureux.…

Jean Teulé et Jean-Louis Fournier… Dans son nouveau livre, Bonheur à gogos ! paru chez Payot, Jean-Louis Fournier épingle avec malice les marchands de bonheur en tous genres. Et puis dans son premier recueil de nouvelles, "Comme une respiration…" (Editions Julliard), Jean Teulé, a rencontré de vraies gens qui redonnent espoir dans un monde désenchanté…

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N’hésitez pas à poser à vos questions à Jean-Louis Fournier et Jean Teulé, sur notre page Facebook. Sur notre adresse mail. Sur notre page Facebook… Et au standard de France Inter 01 45 24 7000.

Et vous, dîtes-nous également quelle est votre conception du bonheur…

Partenariat L’Express avec Eric Libiot

Jean Teulé et la quête du bonheur

Alors qu’il publie son recueil Comme une respiration… Jean Teulé évoquait sa recherche du bonheur : « Pour moi le bonheur, c’est d’être dans un endroit avec quelqu’un, et ne pas vouloir être ailleurs. » évoque l’écrivain et dessinateur.

L’auteur du « Montespan » et du « Magasin des suicides » vient de publier Comme une respiration.., un recueil de quarante petites histoires à la fois cocasses, étonnantes et touchantes. À cette occasion, il a rencontré de vraies gens qui ont été pour lui de véritables bouffées d'oxygène dans un monde plombé par la peur, la haine, la défiance généralisée, les crises économiques, sociales et morales. Il explique dans cette émission l’ambition de ce recueil : « J’en avais marre de raconter des histoires historiques, catastrophiques : un mec qui se fait bouffer dans un village à la Saint-Barthélémy, une tueuse bretonne, j'avais vraiment envie d'aller du côté des vivants. »

Jean Teulé, « Un aspirateur à dingues »

Le professeur Choron disait de Jean Teulé : « Quand on arrive dans une ville, les fous sortent. » Une vérité que Jean Teulé confirme : « Oui, c’est vrai, mais je ne sais pas pourquoi. Quand je travaillais pour l’émission l'Assiette Anglaise , à chaque fois que j'allais dans une ville, pour essayer de trouver un dingue, je m'y prenais à l'avance, je préparais. Et puis au bout d'un moment, je me suis aperçu que je n'avais pas besoin de préparer. J'arrivai dans une ville où je n’avais jamais fichu les pieds, et dès la gare, il y avait un taré et il était pour moi. » S’amuse-t-il.

Jean Teulé, l’éternel optimiste

Toujours optimiste, Jean Teulé contraste avec le caractère ronchon de son acolyte Jean-Louis Fournier : il est un rêveur  : « Je ne suis pas d'accord avec Jean-Louis Fournier qui dit que le bonheur, c'est comme le chat quand on l’appelle, e t qui ne vient pas. Plutôt que d'appeler le chat, il faudrait se réjouir quand il est là, et qu’il se laisse caresser. »

Dans cette émission, il parle de tous ces ouvrages de développement personnel qui se vendent très bien : « Je m'en fous complètement. J'ai même découvert qu'il y a un mec qui a écrit un livre sur le bonheur, qui explique comment les mecs doivent pisser, qu'il ne faut pas pisser assis, mais debout, parce que ça fait fonctionner une partie du périnée... Le plus important, c’est de savoir rire du malheur. Il faut essayer d'éclater de rire. Puis une vie, de toutes les façon, c'est complètement fou. En plus, on va tous mourir, et on sait que la fin n'est pas drôle. »

Son recueil d'histoires Comme une respiration... évoque une nouvelle appelée "Gare Saint-Lazare", qui lui est arrivée : « J’allais en dédicace à Rouen, il y avait beaucoup de monde et j'ai dû prendre le dernier train. J'étais dans un compartiment, il n'y avait que moi. Et un tout petit peu plus loin, de l'autre côté de l'allée, une jeune fille d'une vingtaine d'années avec une grosse valise orange. Et des mecs montent dans le wagon avec une radio sur l’épaule et commencent à reluquer la fille. Ils passaient les uns après les autres devant elle et moi, j'assistais à ça. Je me suis dit : "Je ne peux pas tourner la tête, et voir une fille se faire violer à deux mètres de moi. J’ai commencé à paniquer, et à me faire des films. Au final, ils ne lui ont rien fait, ils lui ont même proposé de descendre sa valise. Et c'est comme ça qu'est venue l'idée de ce livre. J’avais envie de raconter des histoires positives. »

38 min