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On a tous rêvé d'imiter Thomas Pesquet et de contempler la Terre d'en haut. Sauf que devenir astronaute, ce n'est pas pour tout le monde. Pour autant est-ce qu'il faut arrêter de rêver ? Pas forcément. Zephalto nous montre qu'une autre voie est possible.

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Cette start-up a été fondée par Vincent Farret d'Astiès, un ingénieur de 41 ans, dans un petit village de l'Hérault.

Je le cite : "J'ai le rêve d'aller vers les étoiles de la plus belle façon possible, comme si l'on pouvait naviguer dans l'espace avec un voilier."

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Avec cette idée, l'ingénieur s'est penché sur une vieille tradition française : le vol en ballon. Il remonte à 1783, lorsque les frères Montgolfier font voler un ballon rempli d'air chaud en Ardèche.

Aller en Montgolfière dans l'espace ?

Pas exactement, parce que la technique de l'air chauffée plafonne la montée à quelques dizaines de mètres.

Mais il existe une autre méthode avec de l'hélium, ce gaz inerte plus léger que l'air. L'expert de cet usage, c'est le centre toulousain du Cnes qui envoie déjà des ballons géants à 40 kilomètres d'altitude pour surveiller les feux de forêts.

C'est avec eux que travaille Zephalto, pour développer son immense ballon - il fera 150 mètres de haut - et une nacelle pressurisée qui pourra transporter six passagers et deux pilotes.

L'ensemble montera à 25 kilomètres d'altitude, dans la stratosphère. C'est un peu les portes de l'espace, au-dessus des nuages, où l'on voit la courbure de la Terre et le ciel "noir" comme dans un vol orbital. En revanche, il n'y aura pas d'apesanteur.

Comme il s'agit d'un ballon, tout sera calme et progressif. Pas de tête collée au siège lors du décollage - donc pas d'entraînement physique - et surtout pas d'émission de CO2 !

Au total, le voyage durera au moins 6 heures. Pour rappel : quand Jeff Bezos a été dans l'espace avec sa propre fusée Blue Origin, ça n'a duré qu'une dizaine de minutes.

Les ballons de Zephalto doivent décoller à partir de 2024. Toutefois, tout le monde ne sera pas du voyage.

Même si leur approche du tourisme spatial est plus écolo et plus poétique, elle restera réservée aux plus riches : un billet coûtera 200.000 euros.

Vous vous en doutez, il y en a que ça ne freine pas : la start-up a déjà reçu plus de 400 réservations, et ses vols sont déjà pleins pour deux ans...

L'équipe

Sophie Fay
Production