Parc éolien de la Champagne Conlinoise
Parc éolien de la Champagne Conlinoise ©Maxppp - BLIN Olivier
Parc éolien de la Champagne Conlinoise ©Maxppp - BLIN Olivier
Parc éolien de la Champagne Conlinoise ©Maxppp - BLIN Olivier
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Les Assises des Energies Renouvelables Citoyennes se tiennent aujourd’hui à Nantes. La ministre Barbara Pompili s'y exprimera. Et l’objectif est clair : amener de plus en plus de citoyens à s'approprier des projets pour en avoir le contrôle.

Les Assises des Energies Renouvelables Citoyennes ont pour objectif d'impliquer citoyens et collectivités locales dans le développement de parcs éoliens, de fermes photovoltaïques, de méthaniseurs, en les amenant à devenir propriétaires de ces projets, pour qu’ils en aient le contrôle. 

Il faut savoir qu’en Allemagne, ces projets citoyens représentent 40% de la puissance électrique renouvelable. En France, c’est plutôt de l’ordre de 1%. Mais cela progresse. 

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Selon l’Ademe, l’agence nationale de la transition énergétique, il y a au total 260 projets: 150 qui fonctionnent et 110 en préparation. En cinq ans, on est passé d’une dizaine de nouveaux projets par an, à une trentaine. 

Et le gouvernement veut accélérer

Oui. C’est ce que va annoncer la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, ce matin. Elle veut atteindre 1000 projets d’ici à 2028. Pour cela, l’Ademe va augmenter le nombre de ses experts en régions. 

Car c’est dans les régions qui ont eu les premiers experts Ademe - l’Occitanie et les Pays-de-Loire - qu’il y a le plus de projets citoyens aujourd’hui. Les Hauts-de-France, la Normandie, puis la Réunion pourraient bientôt en avoir un.

L’Ademe finance les études préalables pour ces projets. Elle travaille étroitement avec l’association Energie Partagée, qui épaule les collectifs citoyens et délivre un label qualité. Monter un projet citoyen, c’est compliqué.  [ Il faut des compétences administratives et techniques. Il faut réunir des centaines d’actionnaires locaux, superviser l’exploitation des parcs. Il faut du temps, ] mais c’est très vertueux. 

Un exemple à Chémillé-en-Anjou

Oui dans le Maine-et-Loire, à Chemillé-en-Anjou. L’Obs y a rencontré un éleveur, François Girard, qui a réuni 380 habitants pour se réapproprier deux parcs de cinq éoliennes, qui auraient dû être développés par un industriel. Ces habitants ont investi entre 500 et 21 000 euros par personne pour chaque parc aux côtés des collectivités locales. 

  • Leur première satisfaction, c’est bien sûr d’avoir de l’électricité verte. 
  • La deuxième, c’est le rendement financier: 2 à 3% les cinq premières années, puis 5% les cinq suivantes. 
  • La troisième, c’est d’avoir fait travailler en priorité des entreprises locales pour la construction des parcs, ce qui multiplie par deux ou trois les retombées économiques pour le territoire par rapport à un projet classique. Les éoliennes sont donc mieux acceptées. Dans les Mauges il y a d’ailleurs deux autres projets en cours. Mais attention, ce n’est pas pour autant une solution miracle : un cinquième projet de parc est lui complètement bloqué. 

Les éoliennes des habitants de Chemillé-en-Anjou sont donc à retrouver sur le site de L’Obs.