Qui va payer les futurs RER dans 13 grandes villes voulus par Emmanuel Macron ?
Qui va payer les futurs RER dans 13 grandes villes voulus par Emmanuel Macron ? ©Getty - Aurélien Accart
Qui va payer les futurs RER dans 13 grandes villes voulus par Emmanuel Macron ? ©Getty - Aurélien Accart
Qui va payer les futurs RER dans 13 grandes villes voulus par Emmanuel Macron ? ©Getty - Aurélien Accart
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Emmanuel Macron, « petit-fils de cheminot », a la passion du train. Et même la passion des transports : souvenez-vous des « cars Macron » en 2015. Ces RER, ce serait un grand chantier, comparable à l’échelle des métropoles régionales à celui du Grand Paris Express lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy.

L’annonce du chef de l’Etat a créé le buzz, mais n’est pas vraiment une nouveauté. Le président de la SNCF Jean-Pierre Farandou a estimé à 100 milliards d’euros le montant à investir pour remettre le rail à niveau. Son plan prévoit la création de 13 RER métropolitains dans 13 grandes villes, pour un coût estimé à 13 milliards d’euros. Pour 10 villes, le coût serait donc d'une dizaine de milliards, mais selon certains la vraie facture serait du double voire du triple.

L’impact écologique positif serait considérable

A l’évidence, car le transport représente avec 31% des émissions de CO2 la première source pour décarboner l’économie, sans parler de la pollution de l’air.
En déclarant que « le RER ce n’est pas que sur Paris », Macron veut aussi répondre aux besoins de mobilité d’une France qui a beaucoup changé avec le développement sur tout le territoire de métropoles dont les embouteillages n’ont rien à envier à la congestion du trafic parisien.

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Les villes concernées sont des métropoles, Lille, Bordeaux, Strasbourg, Metz Lyon, Nantes ou Aix-Marseille, ou des villes moyennes : Rennes, Reims, Grenoble.

Comme le dit le président dans sa vidéo, « c’est un super objectif pour l’écologie, l’économie, la qualité de vie », mais le mystère reste entier sur le financement de ces chantiers pharaoniques. Pour l’heure, c’est très flou et quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup.

Qui va payer la facture ?

C’est toute la question : les entreprises craignent de voir leur versement transport être déplafonné.
Les voyageurs s’inquiètent de devoir payer plus cher leurs abonnements, déjà impactés par la hausse des coûts de l’électricité.
Le bras de fer qui oppose Valérie Pécresse au gouvernement avec la menace d’un pass Navigo à 90 euros le montre : le risque est grand de voir la colère des Gilets Jaunes passer du prix de l’essence à celui des transports publics.
Le calendrier des « RER Macron » est aussi très incertain. Rien qu’à Marseille, cela supposerait d’enterrer la gare Saint Charles, ce qui était prévu mais pour… 2035 ! Il va falloir sérieusement accélérer.