

Est-ce que les candidats à l’élection présidentielle s’intéressent vraiment à l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique ? Leurs programmes sont-ils convaincants ? L'Institut de l'économie pour le climat, I4CE, les passe au crible.
On n'entend pas assez parler des enjeux climatiques dans les débats de cette campagne présidentielle, c’est la raison pour laquelle l’Institut de l’économie pour le climat - que l’on appelle aussi l’institut I4CE - a décidé de mettre un coup de projecteur sur les propositions des candidats. Il les a toutes réunies sur un site internet.
Elles sont classées par thème : transport, énergie, agriculture-alimentation, forêts, fiscalité, et bouclage budgétaire, combien ça coûte donc… Et par nature: nouvelles normes, dépenses budgétaires et fiscalité.
Et c’est plutôt riche. Pour l’Institut, c’est donc une bonne nouvelle.
Tous les programmes sont-ils recensés ?
Pour l’instant, il y en a six : Hidalgo, Jadot, Le Pen, Mélenchon, Pécresse et Zemmour. Il y aura bientôt Macron. Même si pour l’instant il a prévu quatre pactes - pacte productif, républicain, européen, entre générations - mais pas de pacte pour l’environnement. Cela manque.
Car chez tous les autres candidats, tous, on constate un consensus sur au moins 5 points :
- La nécessité de notre adaptation au changement climatique, avec une programmation pluri annuelle, pour donner de la visibilité au secteur privé
- La nécessité d’impliquer les collectivités territoriales
- La fin des subventions aux énergies fossiles, exception faite des mesures exceptionnelles suite à l’envolée des prix du gaz
- La rénovation énergétique des bâtiments
- Le soutien des ménages modestes.
Et quelles sont les différences entre eux ?
Trois candidats appariassent mieux préparés et très précis dans leurs propositions : Jadot, Mélenchon et Hidalgo. La grande différence entre eux c’est le montant de la dépense publique pour financer la transition et le passage à terme au tout renouvelable : c’est 45 milliards d’euros par an chez Mélenchon, 25 milliards chez Jadot, 14 milliards chez Hidalgo par exemple. Ça peut faire beaucoup d’impôts.
Valérie Pécresse, elle, est pro nucléaire. Mais rien n’est chiffré, ni précis. Elle compte surtout sur les capitaux privés pour financer la transition. Y compris pour la transition de l’élevage par exemple. Pas de dépenses et peu de nouvelles normes. Il va donc falloir qu’elle explique comment elle fait.
Les équipes de Zemmour et de Le Pen, elles, n’ont pas répondu aux questions de l’Institut.
On attend aussi quelles précisions à ces programmes peut amener la guerre en Ukraine. Peut-être un consensus sur les mesures de sobriété : baisser son chauffage, rouler moins vite… À suivre.
=> Et le lien vers le comparatif est à retrouver ici.
https://i4ce.org/presidentielle-2022-budget-climat/
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