Payer sans machine à carte
Payer sans machine à carte
Payer sans machine à carte ©Getty -  AJ_Watt
Payer sans machine à carte ©Getty - AJ_Watt
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Résumé

Pour certaines entreprises, la pause forcée du Covid a été l’occasion de se réinventer, d’innover. C’est le cas de Big Mamma, le groupe de restauration créé par Victor Lugger et Tigrane Seydoux il y a six ans. Ses fondateurs lancent Sunday, une appli de paiement.

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Si vous habitez Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Londres ou Madrid, vous connaissez sans doute ces restaurants branchés qui se veulent accessibles avec au menu une pizza à 11 euros.

Les fondateurs de Big Mamma en ont ouvert 24 et pendant le premier confinement, ils ont développé un service de vente à emporter en créant Napoli Gang. C’est ce qu’on appelle une “dark kitchen”: une cuisine sans salle, uniquement destinée à produire pour l’extérieur. 

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Ils ont aussi réfléchi au déconfinement, avec une idée derrière la tête: se débarrasser d’un objet qui passe de main en main et qu’ils trouvent complètement dépassé, la machine à carte bancaire.

Et alors, ils ont trouvé la solution ? 

Oui. Avec un QR code, tout simplement. Pour payer, il suffit de flasher ce code barre avec l’appareil photo de votre téléphone. Vous réglez ensuite à partir de votre smartphone, avec la carte, l’appli ou le compte de votre choix.

Victor Lugger présente ça comme un produit miracle : 

les tables sont libérées un quart d’heure plus vite en moyenne (ça permet d’avoir 12% de rotation supplémentaire), les pourboires augmentent de 40% et surtout le restaurateur peut diviser par deux ses frais bancaires.

Si on écoute le fondateur de Big Mamma, sur une addition de 100 euros, la marge est en moyenne de 5 euros. 5 euros sur lesquels le restaurateur doit retirer un euro de frais bancaires : commission de paiement et location du terminal. Et au passage, fini le ticket de carte bleue, en papier carbone, pas très écolo. 

Et ça plait aux clients ? 

Ce mode de paiement a été testé dans les restaurants entre les deux confinements et au bout de trois mois, 80% des clients l’avaient adopté. Très vite, d’autres restaurateurs ont approché Big Mamma. Dont un poids lourd du secteur, Olivier Bertrand, patron du groupe Bertrand : brasseries Flo, Hippopotamus, Au Bureau, Café Leffe, mais aussi des restaurants comme Le Procope, le Vaudeville, Bofinger, Lipp... Ou encore  le chef étoilé Eric Fréchon.

Victor Lugger et Tigrane Seydoux ont donc décidé de lancer une nouvelle start up, Sunday. Ils se sont associés à Christine de Wendel qui a dirigé le site de bricolage Mano Mano, après avoir lancé le bureau parisien de Zalando. Sunday a récolté 20 millions d’euros auprès d’investisseurs et démarre en France, aux Etats-Unis, en Angleterre et en Espagne. Alors préparez votre téléphone Mathilde. J’espère qu’on pourra bientôt tester Sunday. 

Références

L'équipe

Sophie Fay
Production