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Emmanuel Macron renoue lentement mais sûrement avec La République en marche. Les retrouvailles se sont discrètement déroulées en fin de semaine dernière, jeudi soir.

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, était tranquillement en train de présenter ses vœux aux adhérents du mouvement… Lorsqu’un invité surprise a fait une apparition au milieu de la visioconférence : Emmanuel Macron. 

Alors le président a évidemment évoqué la crise sanitaire, la crise économique, et la crise sociale... Mais il a surtout tenu à cajoler les quelque 1500 marcheurs qui étaient connectés ! Il les a remerciés pour leur soutien, il les a encouragés à prêcher la bonne parole macroniste… Et puis il a conclu avec cette phrase : « _Je n’oublie pas d’où je viens, et je sais ce que je vous dois. (…) Même quand vous ne me voyez pas, sachez que je pense à vou_s ».

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Des déclarations d’amour comme celle-là… Il n’y en a pas eu beaucoup en trois ans

Vous savez ce qu’on dit : il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Or depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron n’a pas montré le moindre signe d’affection ni d’attention à l’endroit de son mouvement. Il l’a laissé sans véritable chef, il ne l’a pas doté d’une ligne claire, il ne s’est pas impliqué dans la stratégie des différentes campagnes, pas plus qu’il n’a aidé à faire émerger des talents nouveaux…

Bref, il a laissé le parti à l’abandon et ça, croyez-moi, ça a particulièrement agacé ses troupes. Résultat, il y a plusieurs proches qui lui ont fait comprendre qu’il allait devoir changer d’attitude s’il ne voulait pas se retrouver seul contre tous au moment de faire campagne pour sa réélection en 2022.

Un rapprochement soudain qui est donc tout sauf désintéressé

En fait, Emmanuel Macron a pris conscience qu’il ne fallait pas grand-chose pour transformer le plomb en or. Le plomb, c’est le parti LREM tel qu’on le connaît en ce moment. Mais l’or, ce sont les plusieurs centaines de milliers de militants qui sont en sommeil et qui ne demandent qu’à être réactivés. Ajoutez à cela les quelques 100 millions d’euros dont dispose La République en marche et qui n’ont toujours pas été dépensés. Et vous avez alors tous les ingrédients pour une campagne présidentielle. Ça tombe bien, il y en a une de prévue pour l'élection qui se tiendra dans un an et demi...