Comment Macron, président « parisien », tente de se raconter à travers le pays et ses différentes composantes ©AFP - Ludovic Marin
Comment Macron, président « parisien », tente de se raconter à travers le pays et ses différentes composantes ©AFP - Ludovic Marin
Comment Macron, président « parisien », tente de se raconter à travers le pays et ses différentes composantes ©AFP - Ludovic Marin
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Résumé

Emmanuel Macron n’arrive pas à se défaire de son image « parisianiste ». C’est l’un des reproches qui collent à la peau du chef de l’État depuis le début du quinquennat, un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock… Emmanuel Macron, quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, reste perçu comme un président des villes.

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Un homme des grandes métropoles, où l’on respire la mondialisation heureuse et connectée… Loin, donc, des préoccupations de cette France que l’on appelle « périphérique ». 

Cette image très urbaine, elle contraste avec nombre de ses prédécesseurs, comme François Hollande ou Jacques Chirac, qui revendiquaient régulièrement leur enracinement en Corrèze, François Mitterrand avec Château-Chinon dans la Nièvre, ou encore Valéry Giscard d’Estaing et Chanonat dans le Puy-de-Dôme… Bref, cela fait d’Emmanuel Macron une exception… qu’il a très envie de corriger.

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Comment s'y prend-il ?

Il a décidé de sortir les grands moyens ! On l’a vu dans sa dernière interview au magazine Zadig, en fin de semaine dernière. Et préparez-vous parce qu’il coche toutes les cases. Il y a d’abord Amiens, sa ville natale dans la Somme, où il dit avoir découvert, je cite : « _la morsure de la désindustrialisatio_n ». 

Puis viennent Bagnères-de-Bigorre et La Mongie, la station de ski pyrénéenne où vivaient ses grands-parents, et où il a découvert cette fois la France montagneuse. Avant de tomber enfin « amoureux » de Marseille, ville populaire et cosmopolite s’il en est… Et donc diamétralement opposée à la capitale. Le discours ne laisse pas de place au doute : il s’agit d’une déclaration d’amour à ce pays dans toutes ses composantes, alors que ses opposants l’accusent de le méconnaître.

Cette démarche est motivée par deux échéances

La première, ce sont bien sûr les régionales qui approchent, les 20 et 27 juin. Et qui devraient confirmer l’incapacité totale de La République en marche à s’implanter dans les territoires. Et puis la seconde, c’est la présidentielle de 2022. 

Parce qu’après l’avoir emporté par « effraction » en 2017, comme il le dit lui-même, Emmanuel Macron sait qu’il aura cette fois fort à faire pour convaincre de nouveau les Français de lui faire confiance. Et par « les Français » j’entends : tous les Français. Même ceux qui ne se reconnaissent toujours pas en lui après plus de quatre années.

Références

L'équipe

Arthur Berdah
Production