Emmanuel Macron se rend demain à Clairefontaine, au centre d’entraînement de l’équipe de France de football. Une visite avant l’euro, politique ? Ici en juin 2018 ©AFP - Franck Fife
Emmanuel Macron se rend demain à Clairefontaine, au centre d’entraînement de l’équipe de France de football. Une visite avant l’euro, politique ? Ici en juin 2018 ©AFP - Franck Fife
Emmanuel Macron se rend demain à Clairefontaine, au centre d’entraînement de l’équipe de France de football. Une visite avant l’euro, politique ? Ici en juin 2018 ©AFP - Franck Fife
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Résumé

Emmanuel Macron se rend demain à Clairefontaine, au centre d’entraînement de l’équipe de France de football. Une visite avant l’euro, bien loin d’être anodine.

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Emmanuel Macron n’est pas le premier président, loin de là, à faire le pèlerinage dans les Yvelines. Avant lui, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande. Avant chaque compétition, nos présidents jouent les spécialistes du ballon rond. 

En 2018, Macron était venu avant le mondial en Russie. Il avait mis une belle pression à Griezman et LLoris. 

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Une compétition réussie c’est une compétition gagnée 

Voilà ce qu’il leur avait dit. Il en a récemment remis une couche. Avant la finale de la coupe de France, le président a dit à Kylian Mbappé : allez, « il ne faut rien lâcher »…

En tout cas, le président ne viendra pas seul. Il sera accompagné de son épouse Brigitte. Elle connaît bien « DD », notre sélectionneur. Didier Deschamps est le parrain de l’opération pièces jaunes. Bref, c’est la famille.

Mais le contexte électoral va donner à cette visite une saveur un peu particulière ?

Tout à fait ! On est à moins d’un an de la présidentielle. Le foot devient politique. Regardez comment le RN s’est saisi du retour de Benzema en équipe de France. Pas digne du maillot tricolore, a dit le parti de Marine le Pen. On peut citer aussi les attaques contre le rappeur Youssoupha. 

De son côté, le chef de l’Etat va vouloir porter le maillot de l’unité nationale. Il le fera dès demain lors d’une interview à une chaine télé et une radio. Il doit aussi tirer les leçons de 2018. On gagne le mondial. Mais la fête est gâchée. A cause de ce fichu bus des joueurs qui passe à toute vitesse sur les champs élysées. Les supporteurs, massés là depuis des heures, sont écoeurés. 

Et puis, éclate l’affaire Benalla. Chaque jour, on apprend des révélations sur l’Elysée… Le foot n’est plus qu’un vieux souvenir.

Si la France gagne, ce sera bon pour le président ?

Tous les dirigeants veulent incarner la gagne. Seulement, il est difficile de capitaliser sur l’euphorie. Même en 1998, le moment black blanc beur n’a pas duré.

Non, le seul effet à peu près sûr, c’est sur l’économie, l’attractivité du pays, la confiance. Là, on est, en plus, dans un euro disputé sur plusieurs pays. Avec des gens dans les stades. Avec des supporteurs qui franchissent les frontières. 

Un petit parfum de retour à la normale. Ca fait du bien au moral. Mais encore faudra-t-il, pour cela, gagner. Comme dirait l’autre, une compétition réussie, c’est une compétition gagnée. 

Références

L'équipe

Marcelo Wesfreid
Production