Emmanuel Macron en février 2021 à l'Elysée ©Getty - Antoine Gyori
Emmanuel Macron en février 2021 à l'Elysée ©Getty - Antoine Gyori
Emmanuel Macron en février 2021 à l'Elysée ©Getty - Antoine Gyori
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Résumé

Emmanuel Macron va se lancer dans ce qu’il appelle une « grande concertation ».Cela faisait partie des annonces du président dans son interview à la presse quotidienne régionale la semaine dernière. Le chef de l’État a indiqué qu’il allait « reprendre son bâton de pèlerin ».

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Le Président va donc se lancer dans une nouvelle plongée sur le territoire. Une immersion dans le pays, qui va l’amener à se déplacer dans toutes les régions façon itinérance. Cela portera donc le nom de « grande concertation ».

En quoi cela consistera ? 

Il s’agira de renouer avec tout ce que l’opposition accuse Emmanuel Macron d’avoir négligé depuis son élection. À savoir notamment la consultation de ceux que l’on appelle les corps intermédiaires. Aussi bien les élus, au premier rang desquels les maires. Mais aussi les associations, les syndicats, et tout ce que notre société compte de forces vives.  

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Ça ressemble un peu au « grand débat »

On dirait presque un copier-coller de la solution qu’Emmanuel Macron avait adoptée au premier trimestre 2019. À l’époque, il l’avait fait pour sortir de la crise des « gilets jaunes », et ça avait honnêtement plutôt bien fonctionné… Alors il s’est dit qu’il allait recommencer au mois de juin, cette année, pour sortir cette fois de la crise du coronavirus… Et tenter de lancer enfin le fameux plan de relance, qui a été contrarié l’année dernière par l’apparition de la deuxième vague.

L’idée, en fait, c’est de retourner au contact, pour prendre le pouls au plus près du terrain, définir les réponses adaptées aux besoins des entreprises, et surtout à la situation dans laquelle des dizaines de milliers de Français vont se retrouver dès la rentrée : c’est-à-dire soit en grande difficulté, soit carrément au chômage.

Il va surtout préparer la présidentielle 

Il y avait eu la « Grande marche » en 2016 ; le « Grand débat » en 2019 ; et donc il fallait bien une « Grande concertation » en 2021 pour que la boucle soit enfin bouclée. Cette boucle, c’est un petit peu celle de la campagne permanente. Avec une sorte de président-candidat qui a besoin d’occuper la bande passante médiatique pour empêcher une quelconque opposition d’émerger. 

Le problème, c’est que sa pérégrination du mois de juin, elle aura lieu en même temps que les régionales… Or ce scrutin il est particulièrement risqué pour le chef de l’État. Et être omniprésent à cette période, ça peut agacer les électeurs, et se retourner contre lui en 2022.

Références

L'équipe

Arthur Berdah
Production