Anne Hidalgo le 9 mars 2022 ©Getty - Chesnot
Anne Hidalgo le 9 mars 2022 ©Getty - Chesnot
Anne Hidalgo le 9 mars 2022 ©Getty - Chesnot
Publicité
Résumé

Nous continuons la revue d’effectifs de cette élection présidentielle, qui n'a pas manqué de nous surprendre.

En savoir plus

La grande surprise de cette élection présidentielle, c’est Anne Hidalgo. Comment la candidate d’un parti aussi implanté que le PS, qui compte dans ses rangs 23 présidents de département, 5 présidents de régions et 15 maires de grande ville, peut-elle rassembler seulement 2 % des électeurs ? Car c’est ce que lui prédisent unanimement les instituts de sondages depuis des mois. Et, si elle ne croit plus elle-même à la victoire, ainsi qu’elle l’a confié à un élu parisien dernièrement, la maire de Paris estime qu’elle peut encore réaliser un score supérieur à ce qu’on lui prédit.

Au-delà de la concurrence de Christiane Taubira - un temps - et de Yannick Jadot, c’est aussi le faible soutien de son parti qui l’a handicapée.

Publicité

Le patron du PS Olivier Faure s’inquiète d’un score sous les 5 %, qui verrait se volatiliser le remboursement public des comptes de campagne. Il aurait demandé deux fois à la candidate de se retirer, ce qu’elle a refusé.

Résultat : ce qu’il reste d’éléphants au PS s’est surtout concentré sur l’après-présidentielle et la reconstruction de la gauche. Pour Anne Hidalgo, le retour à l’hôtel de ville s’annonce chahuté, avec un allié écologiste qui entend bien profiter d’une aventure présidentielle qui a, au final, affaibli l’édile parisienne.

Un autre qui n’a pas percé, c’est Nicolas Dupont-Aignan

Oui mais pour le coup c’est moins étonnant. Le député de la 8e circonscription de l’Essonne est candidat à la présidentielle pour la troisième fois consécutive. S’il affiche une confiance inébranlable, les sondages lui donnent un score nettement inférieur à celui obtenu en 2017 quand il avait attiré 4,7 % des suffrages exprimés.

Le candidat de droite souverainiste a été pris en tenaille cette année entre l’éclosion d’Eric Zemmour et la dé-diabolisation de Marine Le Pen. Ce qui a réduit à zéro l’élan que devait lui donner le ralliement de Florian Philippot. Ils paient peut-être chacun leur opposition résolue au vaccin contre le Covid.

Le chantre de la « liberté » a surtout dû faire face à une vague de départs au sein de son équipe, nombre de collaborateurs lui reprochant de leur avoir caché en décembre sa contamination au Covid et de les avoir sciemment exposés au virus.

Mais l’essentiel pour lui est ailleurs : la notoriété de sa campagne présidentielle lui permet d’aborder avec sérénité une réélection dans sa circonscription de Yerres. Le député mise sur une victoire de Marine Le Pen pour prendre la tête d’un ministère qu’il espère régalien. Il entend aussi se positionner sur la recomposition à venir de la droite. La bataille sera rude mais il compte bien y prendre toute sa part.

Références