La campagne percutée par le pouvoir d'achat ©Getty - Picture alliance
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Résumé

Avec la hausse des prix du gaz et de l’électricité, et désormais de l’essence à des records historiques, le pouvoir d’achat est la première préoccupation pour 57% des Français.

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Avec la hausse des prix du gaz et de l’électricité, et désormais de l’essence à des records historiques, le pouvoir d’achat est la première préoccupation pour 57% des Français. Selon la dernière enquête Elabe, Emmanuel Macron est le candidat qui défend le mieux leur pouvoir d’achat.

Le chef de l’État a donné des preuves depuis cinq ans : ce fut la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression de la taxe d’habitation ou la prime défiscalisée pour les salariés. Sensibles à ces décisions, les cadres et les CSP+ continuent de le soutenir. Il fait toujours la course en tête, mais sa cote dans les sondages connaît une décrue nette depuis quinze jours.

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Tout cela alors que le litre d'essence dépasse les deux euros !

Emmanuel Macron est conscient que ce marqueur rend plus ardue sa réélection. Le gouvernement a donc dégainé en urgence une remise de 18 centimes par litre d’essence, faisant monter à 30 milliards la facture pour contenir la grogne des Français, face à une hausse des prix qui les empêche de boucler leur fin de mois.

Et celle qui profite le plus de ce ressentiment c’est Marine Le Pen. En répétant depuis septembre « qu’il faut rendre l’argent aux Français », son pari est d’incarner un vote recours face à la vie chère. Si elle a souvent changé d’avis, sur l'euro ou la retraite à 60 ans, elle est restée constante concernant la défense des rémunérations des ouvriers et des employés.

Avec pour résultat, une popularité élevée chez ces catégories populaires, qui jugent qu'elle est leur meilleure protectrice peu importe le reste. Alors, pour sa troisième et dernière tentative à l’élection présidentielle, la candidate du RN mise tout sur sa proposition de réduction des taxes sur l’énergie, pour déjouer les pronostics et voir les courbes se croiser au soir du second tour.

Les autres candidats ne sont pas en reste pour baisser les taxes et contenir le prix de l’essence

Exactement, c’est le cas pour tous, à l’exception de Yannick Jadot qui se contente d’augmenter le montant du chèque énergie à 400 euros.

Anne Hidalgo propose, elle, de diminuer les taxes mais de façon transitoire, seulement en cas de flambée des prix. Elle est suivie par Valérie Pécresse qui juge que « les taxes supplémentaires, collectées par la hausse du prix de l’essence, doivent être rendues aux Français ». Eric Zemmour compte, lui, bloquer les prix de l’essence à 1,80€ le litre.

De son côté, Nathalie Arthaud, la candidate Lutte ouvrière, juge que « les travailleurs devraient payer zéro taxe ». Cette exonération serait financée par un prélèvement sur les profits des compagnies pétrolières.

Un principe repris par Fabien Roussel qui propose ainsi de réduire de 30 centimes le prix du litre à la pompe, et aussi par Jean-Luc Mélenchon, le candidat Insoumis, qui connaît une bonne dynamique dans ce contexte inflationniste.

Il propose de bloquer les prix des produits de première nécessité, y compris celui du carburant. « C’est facile il faut un décret, écrivait-il sur Twitter en février. C’est aux pétroliers de faire l’effort désormais ».