François Ruffin le 18 juillet à l'Assemblée nationale
François Ruffin le 18 juillet à l'Assemblée nationale ©Maxppp - LP/Olivier Arandel
François Ruffin le 18 juillet à l'Assemblée nationale ©Maxppp - LP/Olivier Arandel
François Ruffin le 18 juillet à l'Assemblée nationale ©Maxppp - LP/Olivier Arandel
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C’est comme si la Mélenchonie était un petit peu en voie de « démélenchonisation » ces dernières semaines. Depuis la très mauvaise gestion de l’affaire Quatennens, il ne se passe plus un jour ou presque sans qu’une voix critique ne s’élève au sein du mouvement.

Ici pour en évoquer l’organisation, et dénoncer un fonctionnement trop pyramidal. Là, pour en questionner l’incarnation, et demander aux instituts de sondage de ne plus limiter leur panel à une seule personnalité.

Bref, on assiste à une très inhabituelle volonté émancipatrice de certains élus ou cadres Insoumis, qui n’hésitent plus, désormais, à jouer leur partition pour faire entendre leur petite musique… Pas tellement sur le fond, hein, puisque les grandes lignes programmatiques restent consensuelles auprès de tous. Mais plutôt sur la forme, avec le renouvellement générationnel pour principal argument.

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Qui pousse dans ce sens ?

Les deux figures les plus visibles et les plus audibles en la matière sont pour l’instant les députés François Ruffin et Clémentine Autain. Alors rien de très surprenant pour le premier, qui s’est toujours construit comme un électron libre, à contre-courant de ses camarades sur les questions liées au travail ou à l’ordre.

Mais plus étonnant, en revanche, pour sa collègue de Seine-Saint-Denis, qui ne manque plus une occasion, je cite, « d’assumer » ses « ambitions ». Elle l’a d’ailleurs encore dit samedi soir sur France 2 : oui, elle compte œuvrer personnellement « pour gagner » en 2027. Une stratégie des petits cailloux qui, quoi qu’elle en dise, dessine tranquillement un chemin vers une candidature un jour.

A condition que la voie soit libre...

Parce que cette « démélenchonisation », dont il est ici question, pourrait se heurter à un obstacle de taille nommé... Mélenchon. Le troisième homme de la dernière présidentielle a beau jurer qu’il veut passer le relais après trois campagnes consécutives, il entretient tout de même le flou sur ses intentions.

« Je suis un homme des circonstances », a-t-il mystérieusement confié au Figaro ce week-end. Avant d’ajouter que « quiconque démarre maintenant est mort ». La formule ressemble davantage à un avertissement… qu’à un conseil bienveillant.