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Résumé

Les relations sont délicates entre Emmanuel Macron et le groupe Les Républicains à l’Assemblée.

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Parmi les nouveaux venus dans le gouvernement, on trouve des amis de François Bayrou ou d’Edouard Philippe. Mais aucune prise de guerre LR issue du groupe d’Olivier Marleix. Certains tels Philippe Juvin, nouveau député des Hauts-de-Seine, se répandent même dans la presse pour dire qu’ils ont refusé d’entrer dans l’équipe Borne. Ce que l’Elysée dément catégoriquement.

Quoi qu’il en soit, ce n’est bien entendu pas un remaniement qui va révolutionner l'Assemblée, mais cela n’est pas de très bon augure quand on sait que le gouvernement aura terriblement besoin des voix ou, à tout le moins de l’abstention des LR, pour faire passer ses textes.

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Le problème, c'est que les LR n'ont pas envie de travailler avec la majorité présidentielle

Oui, c’est presque viscéral. En 2017, ils ont subi ce qu’ils appellent encore les trahisons d’Edouard Philippe et de Gérald Darmanin.

Cette année, pour l'élection présidentielle, l’abandon de leur ancien chef Nicolas Sarkozy les a traumatisés.

Pire encore, des élus qui avaient fait des offres de services à Emmanuel Macron ont été sévèrement rembarrés.

Un ministre racontait la semaine dernière une anecdote édifiante. Alors qu’il était en déplacement quelques mois avant les législatives, trois députés du parti de Christian Jacob sont venus l’applaudir. Il a immédiatement signalé à La république en marche ces prises de guerre. Fausse joie : le parti présidentiel a quand même investi des candidats face ces députés macron-compatibles.

Morale de l’histoire, les trois élus LR ont gagné dans leur circonscription et, se considérant comme des survivants, ils n’ont plus aucune envie de rendre aujourd’hui service à l’exécutif.

« Il y a des réalités humaines à prendre en compte, poursuit encore ce ministre. Et, là, on leur a claqué la porte au nez. S’il nous manque 50 députés, j'ai bien peur qu'on ne doive s'en prendre qu'à nous-mêmes. »

Cela peut sans doute s’arranger, mais il va falloir du temps

Le paradoxe est qu’il n’y a pas de faille idéologique considérable à combler. Et difficile d’imaginer que les LR puissent se faire une place lors du quinquennat entre le bloc de la majorité et le bloc national-identitaire de Marine Le Pen.

Un homme est chargé de relancer le dialogue. Il s’agit du discret Franck Riester. Le nouveau ministre des relations avec le parlement est issu de l’UMP, il a même été porte-parole adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Le profil idoine pour parler aux LR et tenter de réconcilier Emmanuel Macron avec ce qu’il reste de la droite.

Références

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