Manuel Valls le 5 mars 2022 ©AFP - Magali Cohen / Hans Lucas
Manuel Valls le 5 mars 2022 ©AFP - Magali Cohen / Hans Lucas
Manuel Valls le 5 mars 2022 ©AFP - Magali Cohen / Hans Lucas
Publicité
Résumé

L’ancien Premier ministre Manuel Valls est candidat aux législatives. Il doit être investi par la majorité dans la Vème circonscription des Français de l’étranger.

En savoir plus

Manuel Valls l’avait seulement confié à quelques amis en fin de semaine dernière. L’ancien premier ministre doit donc être candidat sur une circonscription qui englobe l’Espagne, Monaco et le Portugal. L’actuel député, qui est en poste, est le marcheur Stéphane Vojetta et n’était pas au courant de ce qui se tramait.

Cette circonscription est un joli geste car elle gagnable pour la majorité. On pourrait donc bientôt revoir Manuel Valls à l’Assemblée, lui qui avait quitté l’Essonne en 2018 pour tenter sa chance aux municipales à Barcelone. On connait la suite : échec et retour en France.

Publicité

Quel est l’intérêt pour Emmanuel Macron de repêcher Manuel Valls ?

Valls n’a plus de troupes et reste un épouvantail pour une partie de la gauche. Mais Emmanuel Macron ne veut plus continuer à l’humilier. "Ce n’est ni un traître, ni un nul", me disait hier un conseiller. Le chef de l'État est pragmatique. Son obsession du moment, c’est de solidifier sa majorité, s’il veut tenir cinq ans. Il sait qu’un tas de prétendants vont aiguiser leurs appétits, de Bruno le Maire à Edouard Philippe.

Avec Valls, il leste sa majorité avec un ancien premier ministre qui a fait preuve de sa loyauté, à la limite de la courtisanerie. Au gouvernement, les ministres se sont moqués de Valls quand il s’est incrusté au premier rang, au champ de Mars, le soir de la réélection.

Est-ce que cela peut vraiment envoyer un signal à la gauche ?

Pas sûr, car le personnage reste controversé. En revanche, ce choix participe de la petite musique sur le rééquilibrage au sein de la majorité. La semaine dernière, nous révélions dans le Parisien, que l’Elysée avait proposé à Véronique Bédague de devenir première ministre. Femme venue de la gauche, qui fut, à Matignon, la directrice de cabinet de... Manuel Valls. La députée PS Valérie Rabault a elle aussi été approchée et a elle aussi refusé le poste.

Bref, après avoir siphonné la droite, Emmanuel Macron cherche à renforcer sa jambe gauche face à l’offensive mélenchoniste. Une offensive qui rebat beaucoup de cartes. Hier, Bernard Cazeneuve s’est dit prêt à quitter le PS en cas d’accord avec les Insoumis. Il a entretenu de mauvais rapports avec Macron, mais désormais, on le sait, tous les come back sont possibles !

Références

L'équipe