50 nuances de lutte contre le RN

Cinquante ans de lutte contre le RN. Ici Marine Le Pen le 24 novembre au Portugal - Horacio Villalobos
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Cinquante ans de lutte contre le RN. Ici Marine Le Pen le 24 novembre au Portugal - Horacio Villalobos
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Emmanuel Macron a déclaré que le vote de la loi immigration était une "défaite pour le RN". Vous proposez de revenir sur les différentes stratégies gouvernementales de lutte contre le parti lepéniste. Avec un succès jusqu’ici mitigé

Depuis 2017, le Rassemblement national est l’adversaire principal du camp Macroniste. Mais les ministres n’ont pas tous la même façon de s’y prendre face à lui. Tout d’abord : il y a les Cogneurs. Ceux qui pensent qu’il faut taper et affronter le RN. C’est un Gérald Darmanin, qui croit affaiblir Marine Le Pen en disant qu’elle se "ramollit". C’est Eric Dupond-Moretti qui dit vouloir "chasser le RN" aux régionales dans les Hauts de France.

Il y a l’évangéliste, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran qui a entamé un tour de France des villes RN pour défendre les résultats du chef de l’Etat. Il y a aussi le camp des barragistes : les rares qui appellent encore à voter contre le parti à la flamme lors d’un second tour d’élection. Mais à part le ministre des Transports Clément Beaune, ils ne sont pas très nombreux.

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Et comment on réagit chez Marine Le Pen   ?

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On dit prendre ces déclarations de guerre comme des marques d’affection ; car ces attaques les désigne comme adversaire principal, et ça ne pourrait être que bénéfique. Un proche de Marine Le Pen m’a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi Gérald Darmanin et ses collègues étaient aussi "hargneux" avec eux ; que c’était contre productif.
Mais le RN se méfie d’une autre catégorie de Macroniste : les stratèges.

Celui qui est surtout cité, c’est le ministre de l’Education nationale Gabriel Attal. Jamais insultant ou trop frontal, mais qui n’hésite pas à se saisir de problématiques chères à l’électorat frontiste, comme sur l’uniforme à l’école ou l’interdiction de l’abaya. Je cite encore ce proche de Marine Le Pen : "Si on avait que des Attal au gouvernement, on serait bien emmerdés."

Mais jusqu’ici, il y a une tactique qui a fait ses preuves ?

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On peut regarder les chiffres : le RN n’a fait que progresser électoralement depuis 2017 ; il est encore donné 1er aux prochaines élections européennes. Et ceux qui ont voulu l’affronter sur le terrain, comme Eric Dupond Moretti, s’y sont cassé les dents.
Juste après le vote de la loi immigration, c’est Emmanuel Macron qui a déclaré : "Si on veut éviter que le RN arrive au pouvoir, il faut traiter les problèmes qui le nourrissent".

Sauf que six ans après son élection, il n’arrive toujours pas à enrayer l’ascension de Marine Le Pen. Pire, certains l’accusent de l’avoir provoquée. Il lui reste trois ans pour réussir. Au risque de voir son camp prendre l’ancien Front, pleine face.

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