Quand les Républicains votent Macron
Quand les Républicains votent Macron
Quand les Républicains votent Macron ©Getty - Thierry Monasse /
Quand les Républicains votent Macron ©Getty - Thierry Monasse /
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Résumé

La campagne électorale peut-elle enfin commencer ? C’est désormais la fin d’un suspens qui n’en n’était pas un : Emmanuel Macron est bien candidat à sa propre succession.

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Cette information ne suffira, hélas, probablement pas à faire exister une campagne électorale fantomatique, empêtrée dans une actualité trop remplie.

Le Président sortant n’a, jusqu’ici, pas eu besoin de faire campagne… d’autres s’en sont chargés pour lui grâce aux ralliements quotidiens. « J'ai, pour Valérie Pécresse, considération et affection » a précisé mercredi Jean-Pierre Raffarin avant de planter la candidate LR au milieu du gué et d’appeler à voter pour Emmanuel Macron… à chaque semaine son cortège de ralliements et de déceptions chez Les Républicains.

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Un ancien Premier Ministre -Jean-Pierre Raffarin- ainsi qu’un Président de Région -Renaud Muselier- ont annoncé leur ralliement à Emmanuel Macron.

Ce n’est pas une surprise, tant les signes avant-coureurs étaient nombreux, mais c’est encore un coup dur pour la candidate.

Depuis que cette non-campagne a commencé en novembre, pas moins de 14 figures issues de la droite ont apporté leur soutien à un candidat qui ne l’était pas et qui n’appartient pas à leur famille politique… à se demander s’il reste encore des personnalités de droite qui n’ont toujours pas fait connaître leur ralliement à Emmanuel Macron. Et à ce propos, on ne sait toujours pas pour qui prévoit de voter Nicolas Sarkozy... On sait en revanche que s’il avait voulu manifester un soutien confraternel et sans réserve à la candidate Pécresse, il s’y serait sans doute pris autrement.

Dans l’entourage de la candidate, on fait mine de croire que la partie n’est pas terminée, que le dégagisme ambiant pourrait aussi frapper Emmanuel Macron à son tour, mais on ressent quand même un peu de découragement. Cette semaine, l’épisode du Conseil de Défense de Valérie Pécresse, avec une mise en scène hasardeuse, n’a rien arrangé.

Les images ont agité les réseaux sociaux pendant quelque temps, mais ce qu’il fallait remarquer n’était pas la nappe plissée, ni l’éclairage blafard ou les mines lugubres. Non, ce qu’il fallait remarquer c’était le casting autour de la table : Michel Barnier, Michèle Alliot-Marie et Gérard Longuet, trois figures qui ont quand même un peu de mal à incarner l’avenir. On est surtout frappé par la solitude de la candidate : « On en arrive à un point où les types ne veulent même plus être sur la photo », confiait perfidement un cadre LR hier soir. Encore 37 jours avant le premier tour… il va falloir être patient.